‹ Contribution à l'étude des sources d'Asconius: dans ses Relations des Débats JudiciairesChapitre 5 sur 18 · TT · texte numérisé non relu

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mation (1). Sans doute ces scribes, ainsi qu’il ressort de ce que disent Caelius et Cicéron du contenu du commentarius, ne font-ils guère que transcrire les acta, mais il ne s’ensuit pas, ni qu'ils les copient in-extenso, ni qu'ils n’y ajoutent rien. S'ils copiaient in-extenso un document officiel, on ne comprendrait pas pourquoi Cicéron raillerait leur minutie (2) ni pourquoi Caelius écrit : (3) plura habet (commentarius) utilia ; denique malo in hanc partem errare, ut, quæ non desideres, audias, quam quidquam, quod opus est, prætermiüttatur. D'autre part Caelius ne voit pas, dans ses manœuvres de plume, de simples copistes (4) : nescio cujus otit esset, non modo perscribere hæc, sed omnino animadvertere ; omnia enim sunt ibi senatus consulta, edicta, fabulæ, rumores ; or il est clair que le terme animadvertere, et s'applique aux fabulæ et aux rumores plus spécialement et ne peut convenir que pour désigner l'office, non pas de scribes, mais de véritables reporters. Ceci explique pourquoi Caelius peut écrire (5) : tamen in hoc te deprecor… quod hunc laborem alteri delegavi, et aussi : si quid in re p. majus actum ertt, quod isti operarit minus commode persequi possint, et quemadmodum actum sit, et quæ existimalio secuta quæque de eo spes sit, duligenter tbi perscribemus.Enfin c'est précisément parce que ses messages ne sont pas de simples copies, mais des documents où il entre une part de personnalité, qu’il qualifie de commentarius — dans l’acception usuelle et non au sens technique — ce que Cicéron s’obstine à traiter de acta ou acta urbana.

(4) ad Famil, VIIT, 1, 1 et 2.

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