‹ Contribution à l'étude des spirochétoses Le SodokuChapitre 18 sur 25 · II. — Formes moyennes · texte numérisé non relu

II. — Formes moyennes

L'aspect clinique de beaucoup le plus fréquent est celui de la forme fébrile récurrente avec exanthème présentant up nombre plus ou moins grand d'accès récurrents et des signes locaux au début seulement ;

SO

c’est cette forme qui, en moyenne durant de deux àsix mois, peut se prolonger indéfiniment jusqu’à vingt ans dans le cas de von Lookeren Campagne. Nous y rangeons 23 observations sur 57.

Une variante en est la forme avec récurrence des signes généraux et locaux.

Au tableau précédent s'ajoutent les signes locaux qui se rallament à plusieurs reprises au moment des rechutes. C’est dans cette forme que nous rangeons les lésions nécrotiques et escarrotiques du point d’inoculation. Moins fréquente que la précédente, elle groupe cependant 8 de nos observations.

Il nous paraît très légitime d’iscler avec Misoguchi une forme douloureuse tant les douleurs jouent un rôle important dans certains cas (Blake, Solly, Piazza, Machado et Barboza, Clément 1), et une forme nerveuse lorsque surviennent les manifestations parétiques dont nous avons parlé.

IL — Formes frustes

Il existe des formes où le syndrome est incomplet et où cependant le diagnostic de sodoku n’est pas douteux. Ce sont les :

Forme locale apyrétique (Grenet et Lehucher I, Dalous et Stillmunkes) dans laquelle les signes locaux inflammatoires non suppurés surviennent après l’incubation requise et peuvent même s’accompagner d'un exanthème plus ou moins localisé à la

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région mais sans qu'il y ait une réaction fébrile de l'organisme. Ce sont en général des formes d'évolution courte et sans gravité.

La forme locale avec fièvre modérée en est une variante, Iciil y a réaction fébrile plus ou moins marquée, mais sans récurrence de la température (Curtillet et Lombart, Grenet et Lehucher Il, Laroche et Durozoy, King, Mouchet et Guillemin).

Les formes fébriles sans signes locaux avec exanthème (H. Roger Lagriffe et Loup, Soily IT), ou sans exanthème (Dick et Rutherfurd) (mais avec urticaire dans ce cas là), sont très intéressantes car elles posent la question de la pénétration du parasite autrement que par morsure ou tout au moins par effraction cutanée si minime qu'il n’y a pas de chancre d’inoculation et de réaction de voisinage. Les observations qui les concernent nous paraissent être des cas légitimes de sodoku et pourtant dans celui de Dick et Rutherturd, le malade se défendait avec énergie d’avoir été mordu par un rat ou quelque autre

animal.

D PRONOSTIC Le pronostic du sodoku, quelle qu’en soit la

forme, est relativement bon — il dépend du terrain sur lequel va évoluer la maladié — mais il n’en reste

rue

Pas moins que c’est là une affection sérieuse puis-

qu'elle peutse prolonger des années, entraînant avec

elle une déchéance profonde del’organisme : anémie, b

‘asthénie et amaigrissement et Parfois des troubles paralytiques.

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