L’ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Les notions anatomo-pathologiques que nous possédons sont un peu insuffisantes, du fai que les morts sont rares et surviennent chez des sujets âgés ou
“présentant des complications infectieuses, aussi cela
enlève-t-il un peu de leur intérêt aux autopsies si minulieuses de Kaneko et Okuda, Blake, Miyake, ‘Roullaud.
Il semble cependant que ce soient les reins qui soient le plus touchés. C’est presque toujours sur leurs coupes que l’on découvre les spirochètes. Ils sont en général gros, congestifs avec tissu cortical ‘hyperémié et parfois suffusion sanguine.
Dans un cas ‘de 7o ans Kaneko ‘et Okuda décrivent ainsi les lésions histologiques. « En quelques places ‘destruction et desquamation des cellules épithéliales des‘tubes ontournés. Infiltration leucocytaire des tubes droits etcon- ‘tournés. Les moules :ét les cylindres sont toujours hyalins et contiennent rarement des hématies ou des cellules desquamées. Les glomérules sont en totalité ou partiellement en
dégénération hyaline, quelques-uns hyperémiés. Les espaces
interstitiels sont dilatés sans tissu connectif ni infiltration
cellulaire.
Hyperémie et congestion se retrouvent dans la plupart desorganes : surrénales, foie, poumons, rate, méninges.
Dans le sodoku expérimental, ce sont les mêmes lésions que trouvent Ishiwara et ses collaborateurs, mais ici les organes sont non seulement congestifs et hyperémiés, mais il y ade petites suffusions hémorragiques sous-capsulaires et corticales dans les reins et les surrénales surtout. Ils notent également la dégénérescence hyaline des tubes contournés et des glomérules en rapport avec la néphrite aiguë conslatée cliniquement.
Ces lésions semblent être la caractéristique de la spirochétose et nous les retrouvons au niveau des ganglions, que l'on a pu enlever pour examen biopsique.
Ils sont en général volumineux, hyperémniés.
Au microscope,on voit une hyperplasie folliculaire avec zones hémorragiques.
Dans la capsule et dans la région sous-capsulaire, infiltration de cellules plasmatiques et de leucocytes. |
Il y a en outre parfois quelques nécroses cellulaires (Douglas, Colebrock et Fleming, Kaneko et Okuda). |
L'examen de la sérosité obtenue par ponction d’un ganglion enflammé à donné à Laroche et Durozoy
SE «lymphocyteset mononucléaires »,à Cazamian «lymphocytles et quelques polynucléaires et hématies » et à nous-même « moyens mononucléaires et Iympho-
cytes ».
On retrouve la même formule dans la sérosité des
phlyctènes au niveau de la morsure.
R. Clément 6