‹ Contribution à l'étude des spirochétoses Le SodokuChapitre 6 sur 25 · S0 : rat; Doku: poison · texte numérisé non relu

S0 : rat; Doku: poison

Oo —

: 5° Des douleurs musculaires et articulaires, de l'asthénie, de la prostration, une anémie plus ou moins marquée;

6° Une évolution prolongée, subaiguë le plus souvent.

Il s’agit donc là d’une fièvre récurrente spirochétosique à pénétration culanée ou muqueuse avec - sorte de chancre d'inoculation.

Les manifestations générales et le parasite s’apparentent surtout à la spirochétose ictéro-hémorragique el aux fièvres récurrentes à poux et à tiques, le chanere et son adénopathie satellite, l’exanthème discret rappellent la syphilis; enfin la fièvre destranchées, et la fièvre de Wolhynie, sont tellement rapprochées dans leur aspect clinique et par les parasites trouvés par certains auteurs que nous nous demandons s’il ne s’agit pas là, sinon de la même affection, du moins de maladies de la même famille comme les paratyphoïdes et les colibacillémies par rapport à la fièvre typhoïde ; le mode de pénétration différent contribuant pour sa part aux divergences cliniques que l’on observe entre elles et avec le Sodoku. C

Historique

Dans une première phase clinique de bons observateurs remarquent que survient après la morsure d'un rat une affection qui sort de la banalité des

infections pyogènes des plaies et font des hypothèses sur l'existence chez les rats d’un poison ou virus spécial. Cette période s’étend de la plus haute antiquité à 1908.

Row rapporte que Wagabhat décrivait, aux Indes, ily a 2.300 ans, une affection fébrile à type récurrent s'accompagnant d'anémie, d’asthénie et consécutive à des lésions produites par la morsure d’un rat. Les plus anciennes observations légitimes paraïissent être ensuite américaines : Wilcox en 1839, Farguhar (6 cas) en 1869, Packard en 1872 ; puis Millot- Carpentier en France (1884) et Pena y Maya en Espagne (1385).

Les observations vont devenir un peu plus nombreuses : de Micas (1895) rapporte une observation très douteuse car il n’y eut pas d’incubation ni de récurrence de la fièvre. Miura (1897), Nagatomi et Miyake (1898), Lingard (1899), Miyake (1900), Evans (rgo1), Carter (1905), Tyzer, Mac Neal, Wenyon, Breihl et Hinghorn (1906).

Puis c’est la période des recherches étiologiques. Les auteurs s’efforçent de trouver l’agent pathogène et proposent des parasites de diverses sortes: Ogata (1908), Shikumi (1908), des Hémosporidies ; Middleton (1910), un Diplocoque ; Proesher (1912) une bactérie; Shottmüler (1914) un Streptothrix retrouvé par Blake (1916). |

Cette période fut terminée en 1916 par la découverte par Futaki, Takaki, Taniguchi et Osumi du

AA EVE Spirochète agent pathogène du Sodoku retrouvé depuis par la plupart des auteurs.

L'ère thérapeutique commence en 1912 avec Hata qui le premier a eu l’idée d’essayer le traitement arsenobenzolique intraveineux. Ses succès furent confirmés par Sakurane et Kulogama, Taniguchi en 1912. En 1919, Futaki et ses collaborateurs d’une part, Ishiwara et Tamura d’autre part firent de très intéressantes expériences, qui montrèrent la nécessité de doses répétées à un intervalle suffisant.

Enfin si Inada émit l’hypothèse de la formation d’anticorps dans le sérum des sujets atteints, c’est Ido, Ito Okuda et Wani dont les expériences montrèrent en 1917 les propriètés spirochéticides et spirochétolytiques du sérum des convalescents et donc une immunisation relative et de durée indéterminée de ceux-ci et van Lookeren Campagne a montré en 1922 que les souris au contraire ne s’immunisaient

pas.

Page 1