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CHAPITRE IV

Pathogénie

La localisation spéciale de la tuberculose bronchique sténosante au niveau des bronches souches ou bien des orifices lobaires, a depuis longtemps frappé les observateurs.

C’est en effet cette localisation qui lui donne son allure clinique particulière.

Parmi les nombreuses théories émises pour expliquer ce processus sténosant et sa localisation, trois sont à retenir.

Il y a en effet trois voies d’infection possibles de la trachée et des grosses bronches :

La voie hématogène,

L'extension à partir des organes voisins,

Enfin l’infection intracanaliculaire.

L'INFECTION HEMATOGENE

La présence de tubercules miliaires dans la paroi bronchique sans ulcération visible, soulève l’hypothèse de leur transport à ce niveau par le torrent circulatoire.

CE RORES

Sur 1.000 autopsies systématiques de tuberculeux pulmonaires présentant des lésions parenchymateuses diverses, AUERBACH a trouvé dans 421 cas des lésions bronchiques. Parmi eux il a retrouvé dans 187 cas des lésions histologiques nettement visibles, à type d’infiltration par les tubercules miliaires.

Cependant pour que cette hypothèse soit valable il faudrait que ces foyers tuberculeux de l’arbre trachéobronchique fassent partie d’une dissémination hémato- $ène et que de semblables foyers puissent être retrouvés dans les autres organes.

C’est ce qui a été retrouvé 72 fois sous forme de dissémination miliaire hématogène terminale.

Mais l’absence de foyers hématogènes dans les autres organes dans les 115 cas restant viennent jeter le doute sur la théorie de la voie hématogène comme moyen habituel d’infection.

D'autre part un autre argument puissant contre cette théorie est la rareté avec laquelle les tubercules miliaires sont retrouvés au niveau de l’arbre trachéo-bronchique dans les cas de tuberculose miliaire aiguë généralisée. |

Dans la série de malade rapportée par cet auteur Américain il n’y avait seulement que 4 cas dans lesquels lesitubercules bronchiques faisaient partie d’une dissémination aiguë. On peut donc penser avec COHN et WESSLER, qui ont observé de tels cas cliniquement, que les tubercules ainsi formés ne jouent qu’un très petit rôle clinique.

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