‹ Contribution à l'étude des sténoses bronchiques tuberculeusesChapitre 34 sur 40 · PE RS · texte numérisé non relu

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es NOIRE

‘poumon jusqu'à la bronche par les lymphatiques qui sont localisés dans l’adventice. Les vaisseaux lymphatiques sont situés à proximité des glandes à mucus, en dehors de la région cartilagineuse.

Il est difficile d’accepter le point de vue de ces auteurs.

La tuberculose trachéo-bronchique est rarement limitée à l’adventice ou bien alors c’est simplement sous la forme de quelques tubercules occasionnels limités à cette zone.

Dans les cas rapportés par AUERBACH, les modifications les plus précoces ont toujours été observées au niveau de la sous-muqueuse. Avec la propagation du processus tuberculeux dans la paroi, les modifications s'étendent vers l’extérieur, vers l’adventice. La tuberculose de l’arbre trachéo-bronchique comme celle du larynx et celle du tube digestif, commence au niveau de la muqueuse et de la sous-muqueuse pour progresser vers l'extérieur.

L'INFECTION INTRACANALICULAIRE

Mise à part les cas exceptionnels de dissémination hématogène, et ceux aussi rares, où la présence de follicules tuberculeux isolés dans l’adventice peut s’expliquer par contamination lymphatique à partir d’organes voisins, l’infection de l’arbre bronchique se fait par implantation directe.

Ce sont les sécrétions bacillifères passant au contact même de la muqueuse qui vont l’infecter. C’est en effet au cours des tuberculoses pulmonaires chroniques ulcéro-caséeuses et évolutives, que l’on rencontre avec le plus de fréquence des lésions au niveau de l’arbre bronchique.

SALKIN, CADDEN et EDsoN ont montrés que c’est au

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cours des tuberculoses pulmonaires présentant aussi des lésions broncho-trachéales que l’on rencontre souvent en même temps des localisations laryngées et intestinales. Pour eux ce sont là des manifestations d’un type de tuberculose très évolutive et particulièrement grave.

D'autre part en France, les travaux de DUFOURT et MOUNIER-KUHN qui ont montré la possibilité du chancre d’inoculation bronchique viennent confirmer l’idée que l’on se faisait de cette théorie de l'implantation directe, comme étant la plus vraisemblable. JLEMOINE aussi se range à cette opinion bien qu’il insiste sur la fréquence de l’atteinte bronchique en même temps qu’une lésion pulmonaire « discrète et peu évolutive ».

La plupart des observations montre que la tuberculose trachéo-bronchique débute dans la région de l’éperon trachéal. Les bacilles tuberculeux sont chariés à travers la lumière bronchique et s’implantent sur sa paroi à ce niveau.

La région de l’éperon ARS à la région iléocœcale du tube digestif comme endroit de prédilection pour la localisation du processus tuberculeux à son début

Bien que les coupes histologiques de la Re DR bronchique, montrent souvent, dans ces cas, la présence de nombreux follicules dans les différents plans de la paroi, ce n’est pas le résultat d’une extension continue à partir des cavités pulmonaires.

Assurer en effet, que l’infection survient par continuité depuis la lésion. pulmonaire, serait s’attendre à voir un processus continu ulcératif depuis la cavité pulmonaire, tout le long de la paroi bronchique. L’ulcération continue, débutant à la jonction de la caverne avec la bronche de drainage et s'étendant aux grosses bronches

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