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sans aucune solution de continuité, est une éventualité très rare. :
MEISSNER a éxaminé les rameaux bronchiques de poumons enlevés chirurgicalement pour tuberculose pulmonaire et il a toujours trouvé une distribution très irrégulière du processus tuberculeux dans les différentes bronches, mais jamais un processus ulcératif continu.
AUERBACH, sur les 1.000 autopsies qu’il a faite n’a trouvé de lésions tuberculeuses ulcérées qu’à la jonction de la caverne avec la bronche de drainage, par contre il affirme que la présence de lésions tuberculeuses au ni- ‘ veau des bronches de petit calibre est une trouvaille peu fréquente.
REICHLE et FROST pensent que l’argument le plus fort contre cette théorie intracanaliculaire est l’absence de tuberculose bronchique à quelques centimètres seulement de grosses cavités pulmonaires, alors qu’une grande quantité de sécrétions bacillifères doit passer continuellement sur la muqueuse pendant des semaines et des mois, sans y provoquer de lésions.
Leur ar$sument, contre la comparaison faite de ce mode d’infection bronchique avec la tuberculose digestive, est, que la muqueuse intestinale présente une surface d’absorbtion alors que les bronches n’en ont pas.
Il serait tout de même difficile d'expliquer une extension lymphatique au larynx qui a une fréquence aussi sSrande que l'atteinte trachéo-bronchique et qui a un mode de développement et d’extension comyarable.
En somme, il semble que plusieurs facteurs puissent intervenir dans la $énèse des sténoses tuberculeuses.
L'’atteinte ganglionnaire joue certainement un rôle - important, en particulier dans les cas de fistulisation, mais elle demeure tout de même peu fréquente comme processus infectant,
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La dissémination hématogène est extrêmement rare et l’atteinte broncho-trachéale dans ces cas là, est perdue au milieu d’un tableau clinique bien particulier.
L'implantation directe des bacilles au niveau de la mugueuse semble beaucoup plus vraisemblable et surtout beaucoup plus fréquente, il semble normal qu’une muqueuse bronchique continuellement au contact de sécrétion bacillifères fasse en un point donné de sa surface une infection tuberculeuse.
Enfin la notion moderne de chancre d’inoculation tuberculeux bronchique fait mieux accepter encore l’hypothèse d’une contamination directe, venant de l’extérieur.
Quant à la localisation de la sténose au niveau de la bronche souche gauche, alors qu’on la rencontre surtout au niveau des orifices lobaires à droite, LE TACON et MAGNIN, l’expliquent par le calibre moindre et par la coudure plus marquée de la bronche souche gauche au niveau des divisions lobaires. |
Ce qui fait qu’une bronche lobaire pourra être difficilement atteinte de ce côté là tout seule, l’ulcération englobant en effet rapidement la totalité du carrefour bronchique et créant ainsi une sténose de la bronche souche.