‹ Contribution à l'étude des sténoses bronchiques tuberculeusesChapitre 8 sur 40 · Ï. — ETUDE DES ANTECEDENTS DU MALADE · texte numérisé non relu

Ï. — ETUDE DES ANTECEDENTS DU MALADE

Il est souvent intéressant de situer dans le temps l’époque du stade de la période primo-secondaire de la tuberculose. Ce stade est en effet souvent marqué par des accidents imputables à l’adénopathie primaire, soit atélectasie passagère, soit ouverture d’un ganglion dans la bronche, pour ne citer que les plus fréquents.

Ce g$enre d’accident est souvent rencontré lorsqu'on fouille le passé de ces maldes.

Comme nous le verrons plus loin au chapitre de la pathogénie, les sténoses tuberculeuses liées à un processus extrinsèque sont certainement très rares. La majorité trouve son origine dans un processus ulcéreux. On conçoit bien dès lors que la toux doive jouer un rôle prépondérant dans leur histoire.

Ce te toux est d’abord une toux d’irritation, ne ramenant pas d’expectoration et liée à une ulcération sié- Seant aux environs de l’éperon trachéal. Elle est mise le plus souvent sur le compte d’une bronchite chronique banale d’autant plus facilement que l’auscultation du poumon ne révèle rien dans la plupart des cas.

La toux va changer de caractère au fur et à mesure de ia tendance sténosante de la cicatrisation de l’ulcération. Elle va prendre alors un type coqueluchoïde ou même asthmatiforme si la sténose est assez serrée. Les

avaler

malades vont souvent présenter des bruits musicaux trachéaux ou bronchiques surtout au moment d’une aspiration longue et forcée.

À un stade de plus, cette sténose va fonctionner comme une soupape ; elle va laisser passer l’air avec peine à l’inspiration mais beaucoup plus difficilement à l’expiration et le malade devra à ce moment-là « forcer » le passage : il s’en suivra un bruit sifflant lié au passage de l’air sous pression à travers ce pertuis. Le malade entendra parfaitement le plus souvent ce bruit.

Ces phénomènes peuvent ne se rencontrer que dans certaines positions du malade. Il faudra les lui faire préciser.

‘Très souvent aussi à ce stade, l’écoulement des sécrétions bronchiques est $êné et le malade va percevoir des bruits de $Sarsouillement ou des piaulements dans le poumon du même côté que sa sténose.

À la période terminale, la toux domine le tableau clinique et la dyspnée vient le plus souvent s’y associer.

Les malades peuvent accuser des accès dyspnéiques paroxystiques liés à une atelectasie massive et transitoire. Lorsqu'elle s’installe de façon subite elle s’accompagne le plus souvent de douleurs thoraciques du même côté.

A l’opposé on peut être frappé du peu de troubles suggestifs dont va s'accompagner une atelectasie massive qui peut être ainsi une découverte de radioscopie.

Exceptionnellement, au stade de sténose à soupape, on peut voir survenir un pneumothorax spontané, c’est le cas rapporté par SCHOENWALD, et qui s'accompagne du syndrome clinique classique.

Par contre toujours à ce même stade de sténose à soupape l’emphysème est plus fréquemment rencontré (FLEISCHNER).

AE

Tels sont les différents épisodes cliniques correspondant à l’évolution anatomique de la sténose qu’il fau-

dra rechercher par l’interrogatoire minutieux du malade.

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