LS AIRES
l'enfant normal nous voyons apparaître des positions accroupies, des mouvements rythmiques, des grimaces. Ces symptômes disparaissent sans laisser une trace quand cette phase de développement est surmontée ; ils s’observent même chez des enfants qui ne présentent aucune tare. Dans l’idiotie il s'agirait donc d’après l'opinion de Weygand tout simplement d’un arrêt à ce niveau du développement.
b) démence sénile perte définitive d’associac) démence épileptique tion.
Prenons comme type de ces deux formes par perte d'association la première, la démence sénile. On peut diviser les cas de démence sénile en cas avec tendance à parler et sans cette tendance (cf. Pfersdorff, Ch. : Die senilen Veränderungen der Sprache (mit Ausschluss der Aphasie, Strasbourg 1906). Nous trouvons une caractéristique spéciale qui donne à la parole une apparence maniaque : l’égocentricité. Cette égocentricité ne se retrouve ailleurs que dans les états où elle est liée à une certaine affectivité (mélancolie, épilepsie, états mixtes du retour d'âge). La psychomotilité présente le même automatisme que le langage : elle est à ce point de vue catatonique. Elle se distingue de la catatonie par le fait que le négativisme manque très souvent et que les parafonctions sont excessivement rares ; en plus les stéréotypies sont chez les séniles rarement des néoformations de mouvements, bien plus souvent elles représentent une répétition déplacée, une série de mouvements, qui lors de la création première avaient un but. Nous savons que les schizophréniques peuvent aussi produire de ces stéréotypies, qui in statu