TIRE
négatif. Le microscope ne décèle ni embryons, ni œufs.
Le diagnostic de strongylose pulmonaire étant confirmé par l’autopsie, nous instituons aussitôt le traitement.
TRAITEMENT. — Indépendamment de la révulsion et du Kermès, considérés surtout comme des médicaments symptômatiques, il est facile de ramener à deux modes d'emploi les différents traitements préconisés ou appliqués avec plus ou moins de succès dans la strongylose bronchopulmonaire:
1°Le procédé qui consiste à introduire dans l’appareil digestif des antiparasitaires ou les antiseptiques susceptibles d’atteindre indirectement les strongles (procédé indirect) ;
2° Le procédé qui attaque directement les vers là où ils sont accumulés (procédé direct).
a) Procédé indirect. — On a employé contre la bronchite vermineuse des veaux, en les introduisant dans lappareil digestif, tous les médicaments déjà indiqués pour les moutons, et il ne paraît pas que l’on ait obtenu de meilleurs résultats. NEUMANN, puis JANUÉ ont cependant réussi avec un mélange d’asa fœtida (30 gr.), d'huile empyreumalique de CHABERT (60 gr.) et d’une décoction mucilagineuse (500 gr.) : une cuillerée par jour dans un demilitre de lait. Le traitement est continué pendant un mois environ.
L’ingestion d'essence de térébenthine et d’huile empy-
reumatique, administrées dans un liquide émollient ou
dans du lait, a été utilisée aussi par L. Paris, dans des conditions à peu près semblables.
Cette médication interne, à base de substances balsaniques ou anti-parasitaires, par la voie digestive, est très problématique ; et cela est facile à comprendre puisqu’aucune des substances utilisées ne peut avoir d’action efficace sur les parasites.
On a préconisé aussi un traitement qui réalise en quelque sorte la transition entre la médication par voie digestive, abandonnée, et le traitement direct que nous avons définitivement adopté : c’est le procédé qui consiste à essayer d’atteindre les parasites par les premières voies respiratoires au moyen de fumigations ou de vapeurs nuisibles (fumées de goudron, vapeurs phéniquées ou créosotées). On peut les réaliser facilement dans des locaux de dimensions restreintes, en faisant bouillir violeminent des solutions phéniquées ou des émulsions créosotées (créosote de hêtre émulsionnée dans de lhuile ou du mucilage et projetée dans l’eau bouillante) ou même plus simplement par de banales fumigations de goudron. Elles sont susceptibles de donner de bons résultats, soit en diminuant la vitalité des parasites, soit surtout en agissant contre les complications de pneumonie. Ces moyens, qui ont encore de fidèles partisans, ont été employés en même temps que l'introduction dans chaque narine, tous les matins, (durant 4 à 5 jours) de deux cuillerées à café du
mélange suivant : Ether 64 gr., H. d’ambre 2 gr., ou essence