LA QUES
et les lobules pulmonaires ? Ou bien passent-ils au travers de l'intestin dans la grande circulation de retour, pour être ensuite transportés dans l’appareil respiratoire par la petite circulation ? Cest cette dernière opinion qui, même en l’absence de preuves directes, nous paraît la plus acceptable, lorsqu'on tient compte de toutes les données nouvelles concernant la pénétration de certains parasites quelque peu semblables (Ex. passage au travers de la peau et des tissus des embryons de l’Ankylostoma duodenale dans l’anémie des mineurs).
Nous pensons qu’il doit en être ainsi. Il n’est pas rare en effet d’enregistrer quelquefois dès le début de la maladie, des complications de pneumonie, qui doivent être dues à la seule action parasitaire, par infestations embryonnaires massives. Ce point délicat de l’étiologie n’a pas encore été scientifiquement élucidé ; il y aurait pourtant grand intérêt à le préciser, au point de vue traitement. Moussu a pensé que de cette mise au point étiologique pourrait découler des modifications thérapeutiques intéressantes. Il se pourrait, par exemple, que des médications administrées par voie sous-cutanée et surtout par voie sanguine, à lapparition des premiers symptômes (Juillet, Août, Septembre) aient une efficacité plus marquée et plus sûre que celles que.lon cherche à diriger plus tard par les voies directes.
Pourquoi, d’autre part, les animaux d’une exploita-
tion, jeunes et adultes, vont-ils s’infester dans tel ou tel
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pâturage, alors que d’autres, placés à faible distance, dans d’autres herbages en apparence identiques resteront indemnes ? On peut bien admettre que dans le premier cas, il se sera trouvé un ou plusieurs sujets adultes, porteurs de parasites, et. atteints de bronchite vermineuse chronique, et que ce sont ces malades, si peu suspects en apparence, qui constitueront le foyer de diffusion de l’affection, qui ensemenceront tout le pâturage de leurs embryons rejetés avec les efforts de toux, et dans les excréments ; mais encore faut-il, pour qu’il en soit ainsi, que les conditions d’évolution des embryons dans le milieu dont il s’agit soient exceptionnellement favorables. Or, on voit la bronchite vermineuse apparaître dans certains herbages sur des veaux de l’année (six mois à un an), sans que des adultes suspects ou malades aient été placés dans les mêmes herbages, avec eux, ou avant eux. D’où vient alors la contagion du milieu ? Fort souvent, elle semble la résultante d’inondations, de submersions, d’irrigations successives ou de stagnations prolongées des eaux de pluie, etc. C’est ce qui fait supposer que nous sommes fort loin de connaître toutes les conditions de vie du parasite dans le milieu extérieur.
Dans le milieu intérieur, il n’est pas douteux que l’infestation doit se faire d’abord par les voies digestives, et les symptômes gastro-intestinaux qui apparaissent les
premiers doivent éveiller l’attention. Avant l'apparition
des troubles bronchiques, ils peuvent même (en l’absence
de tout examen microscopique) aider puissamment au diagnostic et nous verrons quel intérêt il y a à les préciser
le plus tôt possible.