C) TROUBLES NERVEUX ET PSYCHIQUES
d) TROUBLES DES CARACTÈRES SEXUELS SECON-
DAIRES.
Cette classification est d’ailleurs très schématique et associe des troubles d'importance et de fréquence très différentes.
Troubles vaso-moteurs.
Modification du caractère.
Modification du poids.
Restent, en fait, les troubles communément observés.
Icur date d'apparition et leur fréquence sont variables suivant les troubles considérés.
a) TROUBLES CARDIO-VASCULAIRES
Les bouffées de chaleur sont quasi constantes, elles sont survenues chez 43 sur 46 de nos malades ; dans deux des cas où elles manquaient il s'agissait de malades au voisinage de la ménopause et leurs fonctions ovariennes étaient vraisemblablement déjà très ralenties, l’une avait 47 l’autre 48 ans. Dans le troisième où elles manquaient la malade avait 38 ans ais l'on avait conservé les annexes droites.
\joutons que l’absence de bouffées de chaleur comportait dans les trois cas l'absence de tout autre trouble.
Tout se passe donc comme si leur présence était nécessaire au syndrome de castration chirurgicale.
Leur date d'apparition est précoce, ce sont les premiers troubles qui surviennent après l’opération : au début de la convalescence, vers la fin du premier mois, souvent alors que les malades n’ont pas encore quitté l'hôpital.
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Parfois plus tardifs au deuxième ou au troisième mois, plus rarement du sixième au douzième.
L'intensité et la fréquence des bouffées de chaleur sont assez variables.
Il s'agit en général d’une brusque sensation de chaleur qui envahit tout le corps ; le visage se congestionne, devient rouge en même temps que la femme éprouve une sensation de picotements sur la figure, d'éblouissement et de gêne, parfois un peu de difficulté pour respirer. Elle interrompt iors une conversation, s'arrête dans la rue ou est obligée de se relever si elle et couchée.
Le plus souvent le malaise dure 2 à 3minutes, d’autres fois 5 à 0, plus rarement une demi-heure.
Souvent, mais non constamment elles provoquent une sudation plus ou moins intense qui oblige parfois les malades à changer de linge.
Provoquées par des émotions ou survenant spontanément elles se répètent 3, 4, 6 fois dans la journée en moyenne.
Chez d’autres elles surviennent surtout la nuit, provoquées par le décubitus dorsal et retardant le sommeil ; chez d’autres elles sont plus fréquentes (10 fois par jour dans une de nos observations) mais nous ne les avons jamais vues revêtir cet espèce d'état de mal décrit par certains auteurs. Chez une de nos opérées elles s’accompaghaient de nausées et de vomissements ; chez 4 autres de maux de tête qui disparaissaient d’ailleurs assez vite.
Ces bouffées de chaleur s’atténuent d’ailleurs rapidement ; au bout un an, de 18 mois, rarement
plus, elles s'espacent et gènent de moins én moins
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ies fenimes. En général » à 3 ans après l'opération elles ont pour ainsi dire disparues ne réapparaissant que sous l'effet d'émotions vives. Dans une de nos observations cependant elles subsistent, mais beau-
coup moins fortes, 12 ans après l'opération.
Dans l'ensemble il nous à semblé que les bouffées de chaleur restaient en général sans très grande importance surlout quand on lés Compare aux services rendus par l'hystérectomie.
Si elles étaient les seuls troubles de la castraon chirurgicale, la chirurgie conservatrice ne trouverait pas de défenseurs.
A côté des bouffées de chaleur on a décrit l'hyperklension des femmes castrées.
Beaucoup plus rare, plus grave et plus difficile à interprêter l'hypertension des femmes castrées est trouvée par Paillard dans 1/3 des cas « moyenne » et dans r/10° des cas au-dessus de 20-11.
Pour notre part nous avons pris la tension de toutes nos opérées mais ne connaissant pas les chiffrès d'avant l'opération nos résultats sont sans valeur. Disons Cependant que 4 opérées sur 46 avaient plus de 18 maxima (18-11, 20-10, 20-11, 18,9), 2 d'entre elles ayant moins de 35 ans ; ce qui sembre correspondre au 10 % indiqué par Paillard.
Cette élévation de tension n’ayant d’ailleurs aucun parallélisme avec les autres troubles.
b) TROUBLES DU MÉTABOLISME
Nous’avons moté dans un.peu plus de la moitié
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des cas une augmentation notable du poids des malades se chiffrant par 7 à 8 kgs.
Ces augmentations de poids ne doivent pas d’ailleurs être uniquement rapportées aux troubles endocriniens. Dues dans quelques cas à la simple convalescence, à la suppression des douleurs, à la disparition des hémorragies elles diminuent d'’ailleurs souvent à la reprise du travail. Dans nos observalions peu de malades, à peine 5 ou 6, étaient particulièrement gênées par leur obésité.
Par ailleurs le taux d'élimination de l’urée diminue el il y aurait augmentation de la cholestérinémie.
Il y a également rétention azotée et il y aurait diminution du métabolisme basal ; mais on sait l’interdépendance de l'ovaire et de la thyroïde et chez les Hypertyroïdiennes la castration provoque, au contraire, une augmentation notable du métabolisime.
Nous avons fait faire pour deux anciennes opérées un métabolisme, il était augmenté à + 30 et
Enfin, il faudrait rattacher aux troubles du métabolisme calcique un rhumatisme étudié en particulier par Leriche et J. Ch. Dalsace. Nous avons effectivement relevé fréquemment des douleurs articulaires osseuses et musculaires. Plus particulièrement une de nos malades présentait de vives douleurs à l'extrémité inférieure des deux fémurs qui semblaient avoir débuté après la castration.
Buse Yi te