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dow, diabète. Dans une observation citée plus haut, nous avons rapporté l'histoire d’une malade qui attendit deux ans le secours chirurgical : sa menstruation particulièrement déficiente aurait peut-être pu justifier une intervention beaucoup plus précoce.
Un examen général peut souvent utilement compléter cette enquête.
Le tempérament, la constitution, le psychisme des fenimes doivent être précisés. Les antécédents collatéraux peuvent même avoir leur intérêt.
Une de nos malades, Mme D..., âgée de 33 ans, opérée il y a 4 ans fut assez gênée après son opéralion, mais les troubles s’améliorèrent notablement et actuellement elle se sent beaucoup mieux. « Dans ma famille, précise-t-elle d'elle même, vers 36 ou 37 ans on n'est plus réglée » et elle attribuait (peut-être avec une certaine part de vérité) son amélioration à cetle notion d'hérédité.
Il faut également rechercher la possibilité d’une hvperthyroïdie, même légère. Différents auteurs ont insisté sur laggravation qu'apporte souvent la castration à la maladie de Basedow : chez une de nos opérées cette aggravation fut incontestable.
Mme M..., opérée il y a 5 ans pour double pyosalpinx avait un petit goitre qui fut remarqué ainsi que sa nervosité avant l'opération. M. Lenormant craignant chez cette basedowienne l'exagération de
ses troubles conserva l’ovaire gauche. Malheureusement cette conservalion ovarienne fut sans effet et l'hyperthyroïdie s’aggrava brusquement après l’opération. Actuellement le goitre est très développé, les symptômes oculaires, la tachycardie, les crises de diarrhée et d’amaigrissement attestent une maladie de Basedow en évolution.
Enfin la situation sociale, familiale, le milieu de la malade peuvent être également utilement considérés ; surtout quand la prophylaxie de la ménopause est associée au souci de la fécondité.