CHAPITRE PREMIER
Historique
L'historique de ces troubles a été souvent rappelé, particulièrement et très heureusement dans la thèse de Baron.
On peut la diviser en quatre périodes.
Dans la première, avant 1889, les troubles qui suivent la castration sont ignorés. Cependant dans l'antiquité et d’après les textes grecs et latins on retrouve des castrations pratiquées chez la femme pour y produire des modifications des caractères sexuels secondaires : répartition du tissu graisseux sous-cutané, changement du timbre et de la hauteur de la voix.
Au XIX° siècle, à la suite d’Astlee (1843), de nombreuses ovariotomies sont pratiquées, notamment par Kœæberlé et par Péan en France ; mais il s’agit en général de femmes âgées, de grosses tumeurs ovariennes et il n’est pas observé de troubles après ces interventions.
À la fin du XIX° siècle les chirurgiens admettent dans l’ensemble que la castration ne provoque chez la femme que peu de troubles, sans importance.