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Puech en 1873 se préoccupant des suites éloignées des ovariotomies avait recherché les inodifications des caractères sexuels secondaires et ne les avait point trouvées.
Aussi, au début de l’ère pastorienne, les opérations gynécologiques comportaient-elles l’ablation systématique des ovaires ; bien que, dès 1584, Schrüder ait fait les prémières tentatives de conservation partielle de ces glandes.
En fait, il faut attendre 1889 pour avoir avec Glœvéke éèn Allemagne la première description d'ensémble des troubles de ménopauses artificielles chirurgicales :
Aménotrhée, bouffées de chaléur, émbonpoint, modification du Caractère pouvant allèr jusqu'à l’aliénation mentale, diminution du plaisir sexuel, atrophié vaginale, sont décrits.
En 1891 lé cinquième congrès dé chirurgie met la quéstion à l’ordre du jour :
Là deuxième période est ouverte, l'attention est évéillée.
En France, des thèses : celles dé Martin en 1803, de Pinessé èn 1894, de Chavin et de Lissac en 1896 précisent ces troubles ; ils préconisent là éonservation de la « moindré parcellé d’ovaîre », et l’on Commence à parler d’opothérapie.
Jaylé, qui touté sa vie à consacré tant de travaux à cette question, déclare dès 1897 en rapportant le travail de Geœævecke :
« Les troubles consécutifs à là Castration ovarrènne sont constants, ces troubles sont très sénants non seulement pour la malade mais souvent eñcoïé
pour son entourage, ils durent longtemps, beaucoup plus longtemps qu'on ne le dit, et quelquesuns paraissent au-dessus de tout traitement. L’ablation totale des deux ovaires n’est à pratiquer qu'en dernière ressource ».
Dans le service de Pozzi, René Abrant en 1899 étudie comparativement dans sa thèse Les troubles consécutifs à l'hystérectomie simple et à l'oophorohystérectomie : celles des opérées qui ont conservé un ovaire, bien que n'ayant plus leurs règles ont moins de bouffées de chaleur et pendant moins longtemps que les autres, elles n’ont pas de troubles de la mémoire, pas de modification de caractère.
Il conclue que la majorité des troubles de la ménopause sont dus à l’ablation des ovaires.
La même année Montana montre que les opérations conservant l'ovaire et même la trompe n’ont pas de gravité opératoire et permettent parfois : la possibilité de grossesse, le bénéfice de la menstrualion, en tout cas simplement la sécrétion interne de l'ovaire.
La chirurgie conservatrice est née. Doléris en France, Westh en Allemagne, Grammatikati en Russie, William Lusk en Angleterre, William Goodell aux Etats-Unis s'efforcent de conserver à leurs opérées la sécrétion ovarienne.
Mais bientôt à vouloir trop oser, ces techniques brillantes et séduisantes vont exposer leurs protasonistes à de sérieuses désillusions
Les malades reviennent, elles souffrent, il faut
les réopérer.
1907 : Doléris rapporte à la Société d’obstétrique les observations de malades où il dut réintervenir.
La troisième période commence, celle des ennuis et des accidents
Une très vive réaction se manifeste et l'on prône vivement les opérations radicales plus simples d'exécution et plus sûres de résultats.
En même temps et par un mécanisme bien habituel les troubles que l’on voulait autrefois éviter sont considérés comme moins fréquents et beaucoup moins importants.
M. Delbet, précisant les diverses indications des interventions conservatrices, trouve inutile de garder la sécrétion interne des ovaires « ceux-ci fonctionnant plus ou moins mal avant l'opération » et par ailleurs il dit que l’on voit de moins en moins de psychoses, jamais de modification des caractères sexuels secondaires ; quant à l'embonpoint il est normal lors de toute convalescence ; quant aux bouffées de chaleur les femmes s’y attendent, un peu plus tard, lors de leur ménopause.
À. Pinard recommande l’ablation des ovaires d'autant plus que les femmes sont plus jeunes car dit-il « ils ont plus de chance de dégénérer chez les femmes jeunes ».
Sauvé en 1911, conteste toute gravité à la ménopause chirurgicale et considère comme inutile toute conservation ovarienne.
Tuffier et ses élèves, à cette époque, et à propos des greffes étudient la fonction ovarienne. Pour eux, les troubles de la ménopause artificielle sont
dûs à l'interruption du flux menstruel et en conséquence il est inutile de ccnserver un ovaire.
Par ailleurs Dartigues, Mademoiselle Osnos parlant des formations kystiques résiduelles, d’origine ovarienne montrent les inconvénients des opérations conservatrices.
Cependant à l'étranger les avis étaient restés plus divisés.
Si Cemach, Walthard, Polak en Amérique déconseillent les conservatrices, au contraire, Bovis en 1914, estimant à 80 % la fréquence des troubles de la castration conclue en faveur des conservatrices.
Dickinson redoute également les troubles de ménopause artificielle.
Puis, après la guerre, la quatrième période prend naissance : celle des avis partagés.
Ockinezyc, en r920 au Congrès de chirurgie à propos de la chirurgie conservatrice dans le traitement des fibromes, Mocquot et de Rouville en 1926, Tixier à Lyon se montrent défavorables aux opérations conservatrices. Tixier dit : « les troubles de la ménopause chirurgicale ont été fort exagérés ».
Par contre Aschner en Autriche insiste sur les troubles de la ménopause artificielle.
« Les femmes qui ont été opérées radicalement ou castrées par les rayons sont sujettes en très grand nombre à des troubles extrêmement graves qui sont loin de se borner à quelques troubles d'insuffisance ovarienne généralement passagers et faciles à supporter mais qui se traduisent par une cachexie douloureuse et qui abrège la vie.
Ce qui importe pour Aschner c’est la conserva-
lion des règles : c'est l’ancienne opinion de Tuffier.
En France Forgue et Massabuau, Cotte, Page et Ferey recommandent, quand elle est possible la conservation d’un ovaire.
À l'étranger : E. M. Havks aux Etats-Unis, Clarch et Norris, Mme Maxwell recommandent également la conservation ovarienne.
Ainsi tant en France qu'à l'étranger la chirurgie conservatrice a des défenseurs qui redoutent pour leurs opérées les troubles de la castration