‹ Contribution à l'étude des suites éloignées de l'hystérectomieChapitre 9 sur 36 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

État actuel de la question

Le Congrès de gynécologie d’octobre 1933 permet de préciser l'opinion de certains auteurs fran- Çals.

La question à l’ordre du jour était : le traitement des troubles de la ménopause artificielle et l'ensemble du rapport se présentait selon le plan

suivant :

1° Base expérimentale du problème de la ménopause provoquée et de la chirurgie conservatrice.

2° La castration définitive et le traitement de ses troubles chez la femme.

3° La thérapeutique conservatrice (radiothérapique et chirurgicale).

L. Brouha étudiant les « bases expérimentales du problème » précise les troubles de castration chez l'animal, il montre que l’ablation chirurgicale des 4/5 du tissus ovarien ne détermine pas la castra-. tion ; il ajoute, et c’est là un point très important, que l'hystérectomie ne paraît pas agir sur les ovaires laissés in situ.

Enfin, il conclue au point de vue thérapeuti- |

oies

que au rôle « spécifique » des greffes d’ovaires et des injections d'hormones.

À. Van Cauwenberghe décrit les troubles de la castration chez la femme et expose leurs différents traitements, il met en évidence à ce sujet la grande confusion actuelle quant aux doses de folliculine employées (allant de 4 à 40.000 u. s.).

Enfin, G. Massabuau et À. Guibal après avoir exposé les nombreuses méthodes de la chirurgie conservatrice et précisé leurs indications terminent par des conclusions qui nous ont semblé très importantes, nous les reprendrons ultérieurement. Retenons cependant cette phrase :

« Quand Segond disait : une bonne guérison vaut bien quelques bouffées de chaleur, ne sous-estimait-il pas l'importance des troubles qui surviennent après l’opération radicale ? »

Mais il s’en faut, lors de la discussion de ces rapports que tous les auteurs se soient montrés de l'avis des rapporteurs.

Là encore les tendances conservatrices et radicales se sont opposées. Là aussi une appréciation très différente des troubles de la castration est apparue à la base des discussions.

Alors que M. Siredey se montre « étonné par la préoccupation excessive que causent à certains auteurs des troubles de la ménopause artificielle ». M. le Professeur Villard de Lyon estime « qu'il faut tenir le plus grand compte de ces troubles ». « Je crois pouvoir conclure, dit-il, que sur 100 femmes castrées, 25 seulement conservent un parfait équi-

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libre moral, alors que 50 présentent des troubles d'intensité moyenne et que 25 constituent un groupe de grandes déséquilibrées ».

On voit que ces chiffres sont particulièrement pessimistes.

Par ailleurs d’autres chiffres ou plutôt pourcentages furent cités (60 % de troubles légers et 10 % de troubles graves pour de Fourmestraux de Chartres) mais aucune statistique d'ensemble ne fut apportée.

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