‹ Contribution à l'étude des Suppurations intra-encéphaliques à méningocoquesChapitre 4 sur 32 · II. — L’épanchement ventriculaire · texte numérisé non relu

II. — L’épanchement ventriculaire

A la coupe du cerveau il s'écoule des ventricules un liquide dont la quantité est variable. Ce liquide qui distend la cavité ventriculaire peut être franchement purulent (Obs. 1), épais, jaunâtre ou verdâtre. Cependant, dans la plupart des cas, il est séro-purulent, présentant alors un aspect louche, opalescent et tenant en suspension des grumeaux fibrineux et des flocons purulents qui tendent à se déposer dans les parties déclives. (Obs. II, II).

À l’examen cytologique on observe de nombreux globules de pus constitués par des polynucléaires très altérés, on trouve également des lymphocytes, des mononucléaires et des grands macrophages ; il y a encore des cellules épendymaires mais celles-ci deviennent rapidement méconnaissables. Le microscope met aussi en évidence des méningocoques (Obs. I, IV), tantôt libres, tantôt englobés par les polynucléaires et les macrophages.

Lorsque l’épendymité présente une évolution chroni-

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que, ce liquide intraventriculaire perd ordinairement ses caractères, devient séreux et s’éclaircit. Aussi dans les cas à manifestalion tardive ne trouve-t-on ordinairement qu’une sérosité claire et est-ce beaucoup plus rarement que l’on constate un liquide franchement purulent, riche

en méningocoques, comme chez le malade de M. Savy.

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