‹ Contribution à l'étude des Suppurations intra-encéphaliques à méningocoquesChapitre 6 sur 32 · IV. — Cloisonnements · texte numérisé non relu

IV. — Cloisonnements

Normalement les divers ventricules communiquent tous entre eux et avec les espaces sous-arachnoïdiens. Les trous de Monro mettent en relation les ventricules latéraux avec le ventricule moyen qui communique lui-même avec le quatrième ventricule par l’aqueduc de Sylvius ; enfin. les trous de Magendie et de Luschka relient le quatrième ventricule avec les espaces sous-arachnoïdiens.

Au cours de l’épendymite suppurée, il peut se produire une oblitération de ces passages rétrécis entraînant l’isolement de certaines portions des espaces ventriculaires et sous-arachnoïdiens, phénomènes que l’on a pris l’habitude de désigner sous le nom de cloisonnements.

Ces cloisonnements sont provoqués soit par le dépôt de flocons fibrino-purulents formant bouchons, soit par le gonflement des bords des orifices, soit enfin, pour les trous de Magendie et de Luschka, par la création d’adhérences ou de brides conjonctivo-fibreuses sous l'influence de la méningite basilaire.

Quelle que soit la modalité du processus, les cloisonnements ainsi produits ont une très grosse importançe clinique, car ce sont eux qui, en permettant à l’infection ventriculaire d'évoluer pour son propre compte, de distendre les ventricules et de résister à l’action du sérum

injecté dans le canal rachidien, sont la cause de la majo-

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rité des épendymites suppurées entraînant l'apparition du syndrome ventriculaire. C’est ainsi que, dans l’observation I, le pus était localisé dans la corne frontale du ventricule latéral et que, dans observation IT, malgré la présence d’une ventriculite aiguë suppurée, la méningite

cérébro-spinale était à peu près guérie.

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