‹ Contribution à l'étude des Suppurations intra-encéphaliques à méningocoquesChapitre 7 sur 32 · V. — Lésions histologiques · texte numérisé non relu

V. — Lésions histologiques

1° EPITHÉLIUM ÉPENDYMAIRE

Les lésions de lépithélium épendymaire sont variables : tantôt les cellules sont détruites, tantôt elles se multiplient et prolifèrent.

Dans le premier cas, le noyau devient vésiculeux, le contour cellulaire s’estompe, le protoplasme devient trouble et se colore mal, sans granulations graisseuses ; enfin il se produit une desquamation de l’épithélium pouvant entraîner dans sa chute une mince couche de névroglie.

Dans le second cas qui se voit lorsque l’inflammation est moins accentuée et revêt une allure plus chronique, les cellules prolifèrent par division amitotique. Elles forment alors soit un épaississement de l’épithélium, soit des végétations faisant saillie dans le ventricule ou, au contraire, s’enfonçant en doigts de gant dans la profon-

deur prenant un aspect glanduliforme.

2° LÉSIONS SOUS-ÉPENDYMAIRES

La lésion principale dans l’épendymite est la gaïnite périvasculaire. Celle-ci, bièn étudiée par Merle, est pres-

que constante dans les cas aigus et chroniques. Elle

consiste en une dilatation de la gaîne périvasculaire qui se remplit d'éléments cellulaires, de telle sorte que l’on voit sur-les coupes de nombreux nodules avec, au centre de chacun d’eux, un vaisseau. Les cellules sont surtout des mononucléaires et des lymphocytes, rarement on observe des polynucléaires, cependant c'était le cas de l'observation V. Quant aux éléments cellulaires de la paroi du vaisseau ils se tuméfient et peuvent ne pius devenir visibles. Souvent le vaisseau est thrombosé.

Cette gaînite prédomine au niveau des veines, la gaine de ces vaisseaux contribuant à résorber le liquide céphalorachidien infecté; à son tour la lésiori constituée entrave cette résorption, gêne la circulation de retour en comprimant la veine et entraîne ainsi de l'hypertension intraventriculaire.

La coùche sous-épendymaire est encore le siège d’une infiltration diffuse (Obs. V) par diverses espèces de cellules, surtout par des lymphocytes et des mononucléaires macrophages. Quant à la trame névroglique elle devient le siège d’un œdème d’autant plus marqué que l’inflammation est plus intense, des vacuoles apparaissent entre les fibres qui s’altèrent et se tuméfient.

Dans les cas d'évolution chronique les. cellules inflammatoires de la couche sous-épendymaire se ‘transforment en fibroblastes donnant naissance à du tissu conjonctif jeune qui envahit les exsudats purulents et explique leur adhérence.

3° PLEXUS CHOROIDES

Leur revêtement épithélial recouvert de pus est très

altéré, mais la couche conjonctive sous-jacente ne pré-

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