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où la chronicité est établie ce caractère distinctif initial s’estompe et un type uniforme se constitue qu’il ne faut plus chercher à différencier en putride ou simple. En effet, d’une part, dans une même cas l’expectoration présente une odeur variable selon les moments de l’évolution ou on l’observe, d’autre part, l’expectoration ne traduit bien souvent pas les caractères du foyer suppuratif lui-même et plusieurs de nos Cas prouvent nettement que l’expectoration peut être complètement inodore dans le moment même où le foyer répand une affreuse odeur de gangrène ou inversement être fétide alors que le foyer ne: sent rien.
Il est dont illusoire de distinguer deux formes de suppurations chroniques et ceci, les auteurs étrangers l’ont bien compris puisque jamais leurs travaux n’en font mention.
Une telle façon d’envisager les suppurations pulmonaires chroniques s’explique encore fort bien lorsqu'on réfléchit qu’une suppuration chronique n’est plus anatomiquement qu’une surface qui SUppure où naturellement tous les microbes aéro et anaérobies pullulent, mais qui n’est plus le siège (sauf lors des poussées) d’un processus évolutif quelconque simple ou gangréneux.
Il est possible d'établir parmi les suppurations pulmonaires chroniques une distinction beaucoup plus intéressante à notre avis. Nous ne faisons que la mentionner ici car elle ne présente de l’importance qu’au point de vue thérapeutique. C’est la distinction en suppurations chroniques récentes et en suppurations chroniques invétérées. Il nous semble en effet que sous le même masque clinique de suppuration chronique, certaines, d’évolution récente, ne présentent encore que des lésions de pyosclérose partielles et pourront guérir par des interventions conservatrices : suppurations chroniques récentes ; d’autres, d'évolution ancienne, présentent des lésions de pyosclérose importante et devront être extirpées : suppurations chroniques invétérées.
6° Démembrement des bronchiectasies.
Nous avons montré en traitant de la synthèse des suppurations pulmonaires que l’on avait tendance avec raison à distinguer d’une part les bronchiectasies simples, d’autre part les bronchiectasies compliquées ou abcédées. Une telle distinction est justifiée par l’anatomie et la clinique et bien plus encore par la thérapeutique. C’est elle que nous suivrons.