‹ Contribution à l'étude des suppurations pulmonaires non tuberculeuses et en particulier de leur traitement chirurgicalChapitre 12 sur 92 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

ETIOLOGIE ET PATHOGÉNIE

Les suppurations prenchymateuses aiguës, putrides ou simples, et les suppurations chroniques qui n’en sont le plus souvent qu’un mode

évolutif méritent ici d’être étudiées ensemble.

Les bronchiectasises présentent une étiologie et une pathogénie très

différentes.

Nous étudierons donc successivement l’étiologie des suppurations pulmonaires parenchymateuses puis leur pathogénie, puis assez rapidement l’étiologie et la pathogénie des dilatations bronchiques en insistant particulièrement sur les points d’étio-pathogénie qui les rap-

prochent des suppurations parenchymateuses.

Pat

ETIOLOGIE DES SUPPURATIONS PULMONAIRES PARENCHYMATEUSES

AGE. — L’abcès du poumon peut survenir à tous les âges. Parmi nos cas, deux (soit 5 %) appartiennent à une enfant de 9 ans et un nourrisson de 20 mois. Les autres cas oscillent entre 16 et 53 ans.

Les abcès du poumon chez le nourrisson et le jeune enfant ne sont pas exceptionnels. Dans la seule bibliographie de ces dernières annnées nous en trouvons un assez grand nombre de cas. Derchen, dans sa thèse, rapporte six cas chez le nourisson de moins d’un an ; Wesller et Schwartz, 15 cas ; Hallé, Hutinel et Bureau, un cas chez un enfant de 7 ans ; Lilienthal, un cas chez un nourrisson de 6 semaines ; Lereboullet, Lelong et Benoît, un cas chez un nourrisson de 10 mois ; Lereboullet, Bohne et Baize, un cas chez un nourrisson d’un mois ; Armand Delille et Mme Roudinesco-Weiss, un cas.

Par contre comme le remarque Kourilsky on ne rencontre pas de suppurations pulmonaires chez les vieillards dont l’organisme n’est sans doute pas en état de fournir la lutte nécessaire au développement d’une suppuration pulmonaire.

SEXE. — La plupart des auteurs ont remarqué la plus grande fréquence chez l’homme. Mis à part nos deux cas survenus chez des enfants (l’un masculin et l’autre féminin) nous trouvons cinq cas survenus chez des femmes contre 34 chez l’homme, soit une proportion de 1/7.

L'étude de l'âge et du sexe nous a paru intéressante. En effet, nous pensons que ce sont-là deux facteurs évolutifs et pronostiques importants. Cette opinion basée sur l’observation de nos cas personnels est confirmée par les lectures que nous avons pu faire. Nous la développerons plus loin.

FRÉQUENCE. - Tous les auteurs sont d’accord pour affirmer la fréquence actuellement plus grande des abcès du poumon. Toutes les causes possibles ont été invoquées et discutées. La grippe, invoquée après la guerre ne peut plus être mise en cause aujourd’hui. La fragilité pulmonaire des gazés bien connues (Achard, Léon Kindberg) fut aussi invoquée comme une importante cause prédisposante, mais nous n’avons que deux gazés parmi nos 39 cas.

Il est sans doute plus juste de faire remarquer :

1° L'amélioration des méthodes d'examen : radiologie, exploration lipiodolée. Combien de ces abcès du poumon qui évoluent spontanément vers la guérison en trois semaines, un ou deux mois et que nous décelons aujourd’hui par la radiographie systématique a-t-on dû laisser passer autrefois ?

2° Le changement de l'orientation diagnostique.

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