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a) La pleurésie interlobaire.
Kourilsky a prouvé combien souvent le diagnostic de pleurésie interlobaire était erroné et posé à tort pour celui d’abcès du poumon.
b) la gangrène pulmonaire.
Le chapitre des abcès du poumon a, nous l'avons vu, absorbé une partie des gangrènes pulmonaires. En 1910, nous voyons Picot grouper sous le titre « gangrène » toutes les suppurations putrides ; il y a quelques années encore P. E. Weill, de Verbizier et Loiseleur et bien d’autres parlent aussi de gangrène là où aujourd’hui nous disons abcès putride. '
c) Les bronchiectasies.
On sait peut-être moins qu'une foule d'observations publiées autrefois sous le titre « bronchiectasie > s’imposeraïent aujourd’hui comme des suppurations pulmonaires parenchymateuses.
Ainsi d’Azincourt, dans sa thèse de 1896, sur l'intervention chirurgicale dans les bronchiectasies publie 38 observations. De leurs lecture il est facile de conclure que : 1° dans plusieurs observations il
s’agit manifestement d’abcès aigu (4 obs) ; 2° dans de nombreux cas il s’agit d’abcès chroniques. L’évolution clinique ou même la relation nécropsique où nous voyons revenir les termes de cavités anfractueuses traversées par des tractus en pont, de cavités où s’ouvrent plusieurs bronches permettent cette affirmation (8 obs) 73 dans de nombreux cas la preuve de la nature bronchique de la cavité n’a pas été faite (16 obs.) ; 4° dans quelques cas seulement le diagnostic de bronchiectasie paraît avoir été légitime mais pas toujours absolument prouvé (8 obs).
Voici quelques exemples à l’appui de ce que nous venons de dire.
Obs. 26 de d’Azincourt (résumée). — Un homme de 43 ans qui a toujours été en bonne santé, présente depuis 5 semaines un point de côté accompagné de fièvre et de toux. Depuis 3 semaines, l’haleine et les crachats sont horriblement fétides. On trouve un foyer sous-claviculaire droit de matité avec souffle tubaire et râles caverneux. Une pneumotomie est pratiquée, du pus s’écoule. En deux mois guérison complète.
Le diagnostic d’abcès putride aigu ne fait pas de doute.
Obs. 5 de d’Azincourt (résumée). — Un homme de 49 ans, habituellement en bonne santé, fait en décembre 1878, une bronchite et en février 1879 une pleuro-pneumonie avec crachats fétides. Puis son état s'améliore. Rechute en juillet. En août, le malade crache une pinte par jour et on trouve des signes cavitaires du lobe inférieur droit. En septembre 1879, une pneumotomie est pratiquée. Amélioration, puis