‹ Contribution à l'étude des suppurations pulmonaires non tuberculeuses et en particulier de leur traitement chirurgicalChapitre 14 sur 92 · AN · texte numérisé non relu

AN

reprise des troubles et de la fétidité. Mort le 31 octobre. L’autopsie montre plusieurs cavités communiquant entre elles dans le lobe inférieur droit.

Le diagnostic de suppuration chronique parenchymateuse est seul possible,

Et nous retrouvons ailleurs la même tendance à parler de bronchiectasie. Tuffier, en 1900, à la Société de Chirurgie rapporte une pneumotomie faite pour « bronchiectasie ». « Cet homme âgé de 29 ans s'était toujours bien porté jusqu’en février 1899. À cette époque il fut pris d’une angine qui dura quinze jours, puis brusquement, quinze jours après la guérison de son angine, d’un point de côté violent au niveau du mamelon droit >; il est alors soigné pendant six semaines avec des signes de preumopathie typique. Il sort amélioré. En juin rechute, hémoptysie. Puis nouvelle amélioration En novembre nouvelle rechute. C’est alors que Tuffier fit sa pneumotomie.

Il s’agit manifestement dans ce cas d’une suppuration chronique parenchymateuse.

Ces exemples prouvent nettement qu'il existait autrefois des cas qui seraient aujourd’hui étiquetés abcès du poumon et que l'on diagnostiquait dilatation bronchique (1).

3° Le grand nombre des opérations sur le rhino-pharynx.

Cette étiologie joue un rôle surprenant en Amérique. Bien des statistiques ont été fournies. En voici quelques-unes postérieures à la thèse de Kourilsky : Flick, Clerf, Funk et Farrell sur 172 cas en ont 121 (75 %) consécutifs à une opération sur la bouche ou les voies aériennes supérieures ; Miller et Lambert, 10 sur 40 (25 %) ; Scott, Pinchin et Morlok (Angleterre) 5 sur 27 (16 %).

Mais en France cette étiologie est plus rare, Kourilsky n’en rapporte aucun cas dans sa thèse ; par ailleurs, elle n’est signalée que de temps à autre ; parmi nos cas nous ne la relevons qu’une fois.

Toutes les raisons que nous venons de donner parviennent-elles à expliquer l’actuelle fréquence des suppurations pulmonaires ? Léon Kindberg ne le pense pas. Et alors faut-il invoquer avec lui une endémie grippale ou des « variations spontanées de la pathologie humaine ? ».

CAUSES. — Une suppuration pulmonaire comme toute suppuration de l’organisme est précédée d’une évolution anatomo-clinique caractérisée par de la congestion, de l’œdème et de l’infiltration cellulaire.

Au poumon l'étude étiologique est rendue un peu complexe par le double fait suivant

(1) Ceci ne veut pas dire que le diagnostic de bronchiectasie mérite aujourd’hui d’être posé moins souvent qu’autrefois. En effet le champ de la bronchiectasie s’est, par ailleurs, largement étendu grâce à l’exploration lipiodolée.

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