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se traduisent que par une opacité diffuse et dans lesquelles lorsqu’on les ponctionne on ne trouve pas de collection. Il est probable qu'il s’agit de lésions micro-cavitaires, micro-ulcéreuses de « pneumonie suppurative chronique ». On n’a pas cependant donné de description anatomique attentive de ce type qui reste à préciser.
2° Suppuration du type pneumonie disséquante.
Il y a là une forme de pneumopathie qui mérite d’être incorporée au cadre des suppurations pulmonaires parce que cliniquement elle se présente comme une suppuration pulmonaire soit aiguë comme c’est le cas habituel soit chronique comme nous avons pu en observer un Cas.
Elle présente deux grands caractères essentiels :
1° le processus lésionnel évolutif est une nécrose du parenchyme à laquelle se surajoute seulement au cours de la phase d'élimination et après elle un processus leucocytaire suppuratif ;
2° la destruction présente ure disposition irrégulière, serpigineuse et respecte volontiers les axes broncho-vasculaires.
Letulle considère 4 variétés anatomiques de pneumonie disséquante :
1° la broncho-pneumonie disséquante (maladie de Stokes-Hutinel) où les axes broncho-vasculaires sont au mieux respectés, la cavité laissée par l’élimination des parties nécrosées prenant un aspect particulièrement anfractueux. Histologiquement il s’agit d’une nécrose des lobules pulmonaires (à laquelle Letulle décrit deux mécanismes).
2° le phlegmon diffus sous-pleural ou pneumonie disséquante superficielle de Hayem, où les lésions sont les mêmes que dans le premier type, mais disposées superficiellement sous la plèvre.
3° Pneumonie disséquante nécrotique. Forme décrite par Letulle et Bezançon en 1922, où la nécrose, précédée de lésions pneumoniques fibrineuses, frappe le tissu pulmonaire en placards irréguliers qui n’épargnent pas spécialement les bronches et aboutissent à une perte de substance déchiquetée au maximum.
4° Letulle, enfin, décrit à part, les pneumonies disséquantes à pneumo-bacille de Friedlander, lequel peut cependant ‘donner tous les types de pneumonies disséquantes.
On a toujours considéré la pneumonie disséquante comme une suppuration aiguë et 5 à 6 semaines paraissent à Letulle et Bezançon être le délai maximum d'évolution. Nous avons observé une suppuration pulmonaire qui évolua vers la mort en 7 mois. Les lésions découvertes à l’autopsie étaient absolument caractéristiques de la bronchopneumonie disséquante type Stokes-Hutinel (obs. 15, fig. 4 Voir le compte rendu nécropsique).
3° Les Infarctus suppurés.
Ils présentent d’après Kourilsky des caractères lésionnels un peu particuliers qui sont :