‹ Contribution à l'étude des suppurations pulmonaires non tuberculeuses et en particulier de leur traitement chirurgicalChapitre 57 sur 92 · INTRODUCTION A L'ÉTUDE DU TRAITEMENT · texte numérisé non relu

INTRODUCTION A L'ÉTUDE DU TRAITEMENT

Dans les suppurations parenchymateuses. — Les mécanismes de guérison spontanée sont, nous l'avons vu, la désinfection du foyer par la victoire de l’organisme sur l'agent pathogène et par le drainage, et la cicatrisation le plus souvent conjonctive, parfois épithéliale aidée par la rétraction scléreuse.

Des processus de guérison eux-mêmes, des éléments qui les favorisent ou les entravent, découlent toutes les méthodes thérapeutiques. Il est donc possible parmi celles-ci de considérer 3 groupes :

1° Les: méthodes destinées à produire l’aseptisation du foyer. Elles comprennent : d’une part, les thérapeutiques anti-infectieuses et désinfectantes générales et locales, en un mot tous les traitements médicaux ; d’autre part, les méthodes de drainage. (Nous étudierons ces traitements médicaux et ces méthodes de drainage dans deux chapitres distincts).

2° Les méthodes destinées à produire le comblement de la cavité. Elles agissent soit en produisant un affaissement direct, soit plutôt en supprimant la résistance des parois qui entourent le poumon et en permettant à celui-ci de s’affaisser ou de céder à l’attraction de la sclérose cicatricielle rétractile. Elles agissent aussi en mettant la lésion au repos. Elles favorisent enfin parfois le drainage dans une

certaine mesure.

3° Les méthodes d’exérèse.

Anticipant sur l’étude qui va venir, indiquons comment les suppurations pulmonaires se groupent peut en regard de ces méthodes :

1° Dans l’ensemble les méthodes de désinfection (thérapeutique médicale et drainage) sont seules de mise dans les suppurations aiguës. Dans ces cas, une fois l’aseptisation obtenue, le poumon fait le reste, le plus souvent il comble la cavité.

20 Dans les suppurations chroniques récentes, ces méthodes de désinfection ne suffisent le plus souvent plus. C’est dans ces cas que parfois, les méthodes collapso-thérapiques, que l’on dédaigne sans doute un peu trop aujourd’hui, affaissant le poumon et aidant le jeu

de la sclérose cicatricielle entraîneront la guérison. Mais souvent elles échouent, on se trouve alors dans le cas des suppurations invétérées.

3° Dans les suppurations invétérées, la lésion est inguérissable et le malade s’il peut être amélioré par le drainage et la désinfection ne peut plus être guéri que par l’extirpation des lésions, par les méthodes d’exérèse.

Dans les bronchiectasies. — Nous retrouvons les mêmes méthodes thérapeutiques : méhodes de désinfection médicale et de drainage, méthodes d’affaissement, méthodes d’exérèse.

Devant ces trois groupes de méthodes thérapeutiques, nous retrouvons la distinction des bronchiectasies en simples et compliquées.

Les méthodes de désinfection et de drainage peuvent toujours être un adjuvant utile, mais elles ne guérissent pas.

Les méthodes d’affaissement et d’exérèse réglée, seront indiquées dans les bronchiectasies simples.

Les méthodes d’exérèse progressive seront indiquées dans les bronchiectasies compliquées.

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