I. — Les succès
Ils sont nombreux: en 1924, Conneau groupant 10 cas trouve 6 succès ; en 1927, Le Chaux trouve 60 % de succès sur 2 cas. Depuis la thèse de Le Chaux, nous trouvons plusieurs cas publiés: Ameuille et Teisseire, en 1925, guérissent dès la deuxième insufflation, une gangrène rebelle à tous les traitements. Halle rapporte un succès. Troisier et Gayet, en 1923, guérissent une suppuration qu’ils étiquettent pleurésie interlobaire mais qui paraît avoir été parenchymateuse. En 1927, Rochedieu et Irasque rapportent 3 cas, Simon et Michon 2 cas. En 1930 et 1931, Mlle Pélissier rapporte une observation personnelle; Codvelle, un cas; Curchod, un cas, qu’une phrénicectomie préalable avait déjà un peu amélioré. Tout récemment Jacquelin insiste à nouveau sur l'intérêt du pneumothorax artificiel avec 8 cas qui sont 8 succès.
A l'étranger: Meyer-Bornecke rapporte 5 succès; Deutsch, un succès; Wehmeyer, 3 et signale en outre des succès obtenus par Bergmann et Gregow; Neumann, 7 succès; Lewin et Fliederbaum ont 80 % de succès par l'association néo-salvarsan-pneumothorax; Jacobus, 3 succès; Battoni, 1 ; Lucherini, 2 ; Dalla-Torre, 2 ; Eggers et Kerman, 1; Carp, 1 ; Whittemore et Balboni, 5, ces auteurs passant en revue 129 cas en trouvent 66 (51 %) de guéris. Récemment Mattei sur 34 cas de suppurations pulmonaires pratique le pneumothorax seul 8 fois avec 7 guérisons, en association avec l’arsenic 10 fois avec 9 guérisons et avec la phrénicectomie 3 fois avec 3 guérisons.
Personnellement, sur plusieurs cas 2 fois le pneumothorax agit là où les autres thérapeutiques médicales étaient restées inactives (obs. 18) où il s’agissait d’un abcès central et obs. 29 où il s'agissait d’un
abcès juxta-hilaire).