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II. — Les lobectomies en plusieurs temps

Elles se sont proposées de réduire le choc opératoire et les chances d'infection et de pneumothorax en multipliant et en modifiant les temps opératoires.

À. — Technique de Robinson (1912).

Décrite par son auteur en 1912 et 1917. Elle lui fut inspirée par les expériences dont nous avons parlé. En 1924, Guibal en France fit une lobectomie selon cette technique qu’il décrit en détail dans son livre.

Premier temps. — Thoracoplastie partielle. Large volet cutanéomusculaire axillaire à pédicule supérieur. Longue résection des 7°, 8° et 9e côtes.

Deuxième temps. — Pratiqué 8 jours après. Il est variable : a) Tantôt il existe des adhérences qui cloisonnent la grande cavité mais sont assez peu importantes pour permettre la libération du lobe : on fait l’exérèse immédiate.

b) Tantôt les adhérences sont fortes, la libération complète du lobe ne peut se poursuivre car l’opération deviendrait trop choquante: Elle est interrompue, des mèches sont placées autour de la partie libérée. On terminera quelques jours plus tard.

c) Tantôt il n’y a pas d’adhérences du tout, on procède alors en sorte de créer des adhérences au niveau du lobe sain, tout en laissant le lobe libre : suture du lobe sain à la paroi, mèches bourrées contre le lobe sain, lames de caoutchouc tout autour du lobe malade. La lobectomie sera faite dans un troisième temps.

La résection faite en 2 ou 3 temps est terminée comme dans la technique de Lilienthal.

En 1917, Robinson avait opéré 5 malades. Dans les 5 cas il s'agissait d'adultes jeunes, âgés de 20 à 36 ans avec expectoration abondante et assez bon état général; il eut une mort post-opératoire par infection

au 10° jour, les 4 autres malades guérirent, en conservant des fistules bronchiques.

Plus tard, Robinson rapporte 7 cas avec 3 morts. Graham par cette technique eut 2 morts et une guérison complète sur 3 opérés. Guibal eut un succès.

B. — Technique de Nissen.

Nissen, élève de Sauerbruch, propose en 1929 le procédé suivant: dans un premier temps le lobe est isolé et entouré d’une sorte de filet de gaze qui l'empêche d’adhérer aux parties voisines. Deux à quatre

semaines plus tard, deuxième temps: section du pédicule, Ainsi le pédicule ne se trouve plus ouvert dans une cavité fraîchement créée

mais dans une loge déjà vieille de 15 à 20 jours qui redoute beaucoup moins l’infection et dans laquelle il aura aussi moins de tendance à se rétracter.

Cette technique n’a pas été employée chez l’homme.

Technique de Whittemore et technique d’Archibald.

Ces 2 techniques, s’inspirent du même principe à savoir: attirer le pédicule lobaire jusqu’à la paroi thoracique et ne le sectionner que lorsque des adhérences se sont constituées autour de lui. On réduit ainsi beaucoup la cavité résiduelle et on supprime toute chance d’infection par un moignon bronchique.

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