III. — Les lobectomies modifiées
A. — Technique de Whittemore (1927).
Après avoir traversé la paroi, et atteint la plèvre, on explore le lobe pulmonaire malade et l’on s’assure que des adhérences trop fortes ne commandent pas de renoncer à l'opération. L’ablation décidée, on résèque plusieurs côtes (3 le plus souvent) pour permettre à la paroi de s’affaisser. Puis le lobe est isolé et extrait en dehors du thorax (ceci est possible sans traction exagérée du pédicule grâce au désossement pariétal) et suturé par des points perforants aux muscles de la paroi. On place dans la plaie, rejoignant profondément le hile, une mèche et un gros drain. On panse à plat. Dès après l’intervention, le poumon extériorisé ne forme plus qu’une petite masse chiffonnée informe. Les jours suivants, il se nécrose et en 4 ou 5 semaines, tombe, laissant en place une surface granuleuse où s'ouvrent des orifices bronchiques qui forment des fistules qui se tariront ou non spontanément. À l'appui de cette façon de faire Whittemore rapporte 2 cas très anciens de hernie du poumon, où la nature semble avoir réalisé spontanément l’opération qu’il préconise (Rolandus 1499, et Paget 1674).
Whittemore a opéré ainsi 5 malades, tous atteints de suppuration
chronique. Deux sont guéris, un très amélioré, un mort, un actuellement en traitement, en voie de guérison.
B. — Technique d’Archibald.
En 1927 (presque en même temps que Whittemore) Archibald propose une technique semblable. II fait délibérément une thoracoplastie préliminaire de la 5° à la 10° côte. Dans un 2° temps, le lobe est isolé, attiré et fixé au dehors et ultérieurement réséqué.
Voici maintenant des techniques plus récentes et d’un plus grand intérêt.