OBSERVATIONS
OgservarTioN N° 3. — Mlle B.S.B. née en 1925.
M. le Docteur Broca est appelé en décembre 1932 auprès d’une petite malade présentant des troubles digestifs en apparence banaux. En janvier 1933 il est appelé d'urgence pour une véritable crise, consistant en vomissements et douleurs abdominales.
Les vomissements se répétant pendant trois jours à la cadence de 4 à 5 fois par jours. L’intolérance gastrique est absolue. En même temps l’enfant se plaint de douleurs abdominales avec redoublements poroxvstiques siègeant avec prédominance au creux épigastrique. Les urines sont peu abondantes et la constipation absolue.
Le palper de Pabdomen révèle un endolorissement susombilical mal localisé et la douleur provoquée est plus nette dans la région appendiculaire. Devant ces symtptômes le docteur Broca pense au diagnostic d’appendicite. Mais il n'y a pas de fièvre, la douleur appendiculaire est mal localisée, la contracture est bilatérale, peu intense et l’interrogatoire vient éclairer le diagnostic.
Dans sa première enfance l’enfant souffrait d’une diarrhée presque constante.
Vers l’âge de deux ans elle commence à vomir tous les 20 ou 25 jours. La mère insiste bien sur la régularité de ces vomissements. Ils duraient 2 à 3 jours s’accompagnaient de douleur imprécise et provoquaient un amaigrissement
notable. Ils semblaient améliorés par le régime lacto-végétarien et la médication alcaline.
À l'âge de 6 ans l’enfant vivant à la campagne n’eut plus de crises pendant presque un an.
Elles recommençèrent en mars 1932 et les crises survinrent irrégulièrement pendant tout l'été.
En novembre 1932, elle eut une cerise plus forte, avec . vomissements et fortes douleurs d’estomac. La douleur provoquée très réelle au point appendiculaire inquiéta le médecin traitant au point qu'il fit appeler un chirurgien, mais quand celui-ci arriva, le lendemain, tout avait disparu.
D'autre part la mère avait elle-même eu des migraines typiques coïneidant avec les règles. Ces migraines légères dans l’enfance s’accentuèrent après la puberté. Elles ont été diminuées par un traitement opothératique.
Ces antécédents éclairent encore le diagnostic. Et l’équivalent abdominal de la migraine est confirmé par la cessation brusque de tous les troubles le troisième jour.
OsservATION N° 4, le 2 mai 1930. M. M. G., âgé de 11 ans est amené à consulter à l’Hôpital pour des vomissements mtermittents avee douleur abdominale et céphalée. La mère du malade est lithiasique. Les troubles ont débuté il y a un an par une céphalée occipitale plus intense le soir. Les troubles cessent pendant la durée des vacances où lenfant est à la campagne. En octobre la céphalée reprend plus vive elle s'accompagne de vomissements très ahondants et de douleurs abdominales. Les crises sont très fréquentes, surviennent plusieurs fois par semaine. En avril 1930 au cours d’une crise les douleurs abdominales plus vives font craindre lappendieite, d'autant plus que la température est à 38,4. Mais le lendemain tout est terminé L'enfant a eu une autre crise analogue sans température il se sent un peu fatigué, est pâle, et le point appendiculaire est très lé-
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cèrement douloureux quand nous l’avons examiné, le lendemain de sa crise.
Depuis, le malade a eu des crises de céphalée accompagnée de douleur abdominale et de vomissements mais sans aucune réaction péritonéale. Le traitement quotidien par.le gardenal à 0 gr. 15 par jour a diminué la fréquence des crises.
OBservarion N° 6 prise en décembre 1934, service DT Hazré MIT; ans:
Depuis deux ans cette petite malade présente des crises de caractères et d'intensité variables.
Le plus souvent la crise, débute dans la matinée avant le déjeuner, parfois au réveil. Le début est brusque par de la céphalée frontale intense. Mais cette céphalée frontale ne dure que quelques heures. Elle est suivie de vomissements alimentaires puis biieux qui se répètent 3 et 6 fois. Ces vomissements sont accompagnés par une douleur abdominale constante nettement localisée à droite et au niveau de l’ombihe.
Pendant sa crise l'enfant est en proie a un malaise vertigineux, doit s’aliter et souvent la crise se prolonge tard dans la nuit empêchant tout sommeil à une heure variable la crise cesse et l’enfant s'endort pour ne réveiller souvent que le lendemain après-midi et en parfaite santé.
La mère de la malade a remarqué que l’apparition de la crise était précédée pendant 2 ou 3 jours par une modification nette de l’odeur de l’haleine. Cette odeur très caractéristique «aliacée » dit-elle lui permet à coup sûr de prévoir la crise de l’enfant qui pourtant ne se sent pas mal.
Parfois la crise s'accompagne de diarrhée, Examinant l'enfant le lendemain d’une crise nous avons relevé un endolorissement para-ombilical droit.
Dans d’autres cas la crise se borne à de la céphalée à prédominance frontale gauche, sans troubles oculaires.