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Accompagnant la contracture, l’hyperesthésie superficielle est encore en faveur de l’appendicite.
Au contraire, on pensera à la migraine en présence d’une douleur mal localisée avec des irradiations multiples. Douleur accompagnée de contracture diffuse peu intense sans hyperesthésie cutanée.
L'étude attentive de tous ces signes dans leurs différentes modalités peuvent donc orienter le diagnostic, mais l’absence totale de fièvre est un signe bien plus décisif, en faveur de l'équivalent abdominal de la migraine. C’est un signe qui, a lui seul, doit faire douter de l’appendicite que l’on redoute, et qui commande l’expectative. C’est en méconnaissant importance de ce signe que l’on a enlevé inutilement des appendices ; et, comme le signalent les américains, les troubles abdominaux ont persisté après l’intervention comme avant. Enfin, le calme du pouls et de la respiration hr des arguments en faveur de la migraine. On voit peut-être très rarement des appendicites sans fièvre, mais si ce fait existe, une telle appendicite ne commande pas une intervention d'urgence. On peut donc laisser à l’évolution de la maladie le soin d'éclairer le diagnostic. Elle ne manque pas de le faire rapidement. En effet, les troubles dus à l’équivalent abdominal de la migraine persistent rarement plus de 48 heures. Et la terminaison brusque des troubles avec retour rapide à une santé parfaite, n’est pas le moindre des éléments qui plaident en faveur de l’origine migrameuse.
Les prodromes de la crise, quand ils ont existé,
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permettent aussi d'éclairer le diagnostic. Dans l’appendicite, ils sont rares ; dans la migraine, au contraire, ils sont fréquents et leurs caractères très spéeiaux peuvent être révélateurs. Notamment les troubles sensoriels — parfois la vue se brouille passaoèrement, où bien, le malade a ressenti un goût spécial dans la bouche, ou des odeurs inexpliquées. Les prodromes digestifs fréquents dans les équivalents abdominaux de la migraine ne sont malheureusement pas d’un grand secours pour le diagnostic.
À tous ces symptômes, s'ajoutent presque toujours des éléments de présomption dans l’étude des antécédents. Däans toutes les observations que nous avons recueillies, nous les retrouvons abondamment dans le passé du malade et dans celui de sa famille.
H faudra rechercher avant tout les crises migraineuses typiques ou non. Mais il faudra encore rechercher les nombreuses marmfestations de la série arthritique. Souvent, le migraineux a présenté dans son enfance un eczéma rebelle et la migraine ne sera apparue qu'après la disparition de celui-er. Dans d’autres cas, les vomissements cycliques ont précédé la migraine. On retrouve parfois les mêmes accidents chez les parents et il est à noter que l’hérédité de manifestations similaires est fréquente. Ou bien chez les parents, on retrouvera des crises d’asthme souvent alternées avee des poussées d’urticare. L’ensemble de ces antécédents joints à l'étude attentive de la crise actuelle permettront le plus souvent de se faire une opinion juste. Et malgré le légitime souci