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de ne pas retarder une appendicectomie justifiée, on évitera, en pensant à l'équivalent abdominal, de la migraine, des interventions inutiles.
A côté de l’appendicite, il faut citer une autre affection chirurgicale qui peut être simulée par l’équivalent abdominal de la migraine : c’est la cholécystite chronique ou subaiguë. Nous nous attarderons peu à son étude, parce que nous n'avons pas rencontré de cas embarrassants à ce sujet. Malgré les erreurs publiées dans ce sens par les auteurs américains, nous ne pensons pas que ce problème se pose souvent, de façon bien angoissante entre mioraine et cholécystite.
Il est cependant des signes qui, dans certains cas peuvent rapprocher ces affections. Et il n’est pas. rare de les voir coexister chez un même sujet. L’évolution de la cholécystite par poussées successives, peut rappeler des crises migraineuses plus ou moins rapprochées. D'autant plus que le début des crises de cholécystite correspondant à la migration d’un calcul est souvent brusque.
Localement, la douleur de la choléeystite peut être basse avec les iradiations épigastriques ou autres qui rapprochent par l’imprécision, la douleur de la cholécystite de celle de l’équivalent abdominal. Et souvent la contracture est minime dans la cholécystite. Au point de vue général, la fièvre peut être minime, ou passer inaperçue, le pouls est régulier ainsi que la respiration. Et Pictère fait le plus sou-
vent défaut.
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Enfin, les vomissements avec céphalée accompagnent souvent la poussée de cholécystite. On conçoit done que l’erreur soit possible avec l'équivalent abdominal de la migraine, au moins momentanément.
Il faut cependant reconnaître que si chacun de ces symptômes peuvent faire défaut, 1l est bien peu probable qu’ils manquent tous en même temps — ce qui doit rendre l’erreur presque impossible, si l’on étudie soigneusement l’état actuel des malades et les caractères des crises antérieures.
On s’apercevra ainsi que les crises sont irrégulières et le début de date relativement récente. Les crises durent plus longtemps que des crises de migraine et la santé entre les crises n’est pas parfaite. Il reste un endolorissement persistant de l’hypochondre droit.
Si la crise actuelle est apyrétique, en interrogeant le malade on retrouvera souvent la fièvre au cours d'accès antérieurs.
Enfin, en cas de doute, aucune thérapeutique chirurgicale d'urgence ne s'imposant dans ces cas bâtards, on ne devra se prononcer qu'après plusieurs jours d'évolution ce qui rend l'erreur encore plus difficile. Et on pourra s’aider de la radiologie.
Pour le diagnostic des autres affections chirurgicales de l'abdomen, telles que uleus et cancer, nous n'avons pas eu l’occasion de rencontrer de difficultés. Étant donné que l'équivalent abdominal nous a paru se rencontrer surtout dans lenfance, nous ne pen-
sons pas utile de les rappeler. Nous passerons tout
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de suite au problème très délicat que pose, avec la migraine, les embarras gastriques simples et les indigestions. Ces affections n’entraînent pas d’indications thérapeutiques d’u-xence, mais il convient d’en étudier minutieuseme: le diagnostic afin que ne soit pas rétréci ou élargi inconsidérément le cadre des équivalents abdominaux de la migraine.
Ces affections présentent de nombreux points communs qui rendent la discrimination délicate. Nous ne reviendrons pas sur les caractères déjà décrits des équivalents migraineux. Nous décrirons donc d’abord les caractères de l'embarras gastrique susceptibles d’égarer le diagnostic. Nous étudierons ensuite les éléments de discrimination.
Parmi les points qui rapprochent ces deux affections, nous citerons d’abord le terrain. En effet, si tous les enfants sont susceptibles de souffrir d’un embarras gastrique, il faut noter que celui-ci survient de préférence chez un enfant d’hérédité neuro-arthritique ou présentant une insullisance hépatique légère ou d’autres troubles clandulaires : or, c’est
le terrain même de la migraine. De plus, ces enfants
‘prédisposés, font des récidives fréquentes pouvant
faire croire à des erises successives de migraines. L’embarras gastrique, fébrile ou non, fait souvent suite à une indigestion à début brusque, comme la migraine. D’autre part, l'embarras gastrique s’accompagne parfois de vomissements et presque constamment de céphalée. Localement la douleur présente
le plus souvent dans les deux effections, le même ca- Richard Charles. 4