‹ Contribution à l'étude des symptômes abdominaux de la migraineChapitre 18 sur 23 · AR ER · texte numérisé non relu

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faire bien préciser dans le récit des épisodes antérieurs. On pourra ainsi, par une étude minutieuse, fixer le cadre des équivalents abdominaux de la migraine.

Les vomissements cyeliques de l’enfance sont d’un diagnostic encore plus délicat avec la forme abdominale de la migraine. Il est d’ailleurs difficile au point de vue sénuologique et pathogénique, d’établir une limite stricte entre ces faits, mais nous y reviendrons.

Cliniquement, de nombreux symptômes rapprochent les vomissements cycliques des équivalents abdominaux de la migraine.

Leurs évolutions, notamment, semblent calquées l’une sur l’autre : accès paroxystiques — à début et arrêt brusques — avec intervalles hbres et reproduction périodique plus ou moins régulière.

Les vomissements ont bien souvent les mêmes caractères. [ls sont cependant plus fréquents dans les crises de vomissements cycliques de l’enfance. Dans les deux affections, l’intolérance gastrique est absolue pendant la crise et redevient brusquement parfaite dès la cessation de celle-c1.

Dans les deux affections, la céphalée est fréquente.

Enfin, ce n’est pas létude des antécédents personnels et familiaux qui peut faire la discrimination. Tout le monde sait que vomisseurs et migraineux appartiennent à cette grande famille des neuro-arthnitiques.

Enfin, bien souvent, vomissements acétonémiques alternent avec des cerises migraineuses typiques ou avec leurs équivalents abdominaux.

NSP

Le cas de Mlle T (Obs. n° 6) que nous rapportons est à cet égard assez suggestif. Nous hésitons même beaucoup à le classer dans l’un ou dans l’autre cadre, ne s’agirait-il pas dans ce cas de formes intriquées. En effet par Podeur de l’haleine on tend à rattacher aux vomissements cycliques. Il existe entre ces crises de vomissements des cerises de céphalée sans acétonémie, ce qui n’exclurait pas le diagnostic de vomissements cycliques. Mais accompagnant ces crises acétonemiques on note une douleur abdominale para-ombilicale qui disparaît après la crise. Le docteur HALLÉ a pensé avec nous qu'il ne pouvait s’agir d’une douleur appendiculaire, de là à penser que cette douleur abdominale s’accompagnant de céphalée les vomissements, est d’origine migraineuse, il n°y a qu'un pas.

Mais il existe dans le plus grand nombre des cas, à côté des ressemblances des signes caractéristiques qui permettent de séparer nettement les vomissements cychques de la migraine.

C’est avant tout l’acétonémie se traduisant parfois avant les vomissements par lodeur de l’haleine et ensuite par Pélimination urinaire.

En dehors de l’acétonémie, l'acidité des urines avec excès d'azote, d’ammoniaque et d’amino-acides font des vomissements eycliques un syndrome nettement individualisé bien que de la même série que la migraine.

Les vomissements sont plus fréquents.

Il n'y a pas de douleur abdominale.

D’autre part l’atteinte de l’état général est plus intense que dans la migraine. Le malade est prostré, la respiration est lente, profonde, parfois irrégulière, le pouls est très accéléré, hypotendu, tous phénomènes exceptionnels dans la migraine.

Il existe donc tant par l’aspect général de Paccès, que par certains signes caractéristiques de profondes différences entre les vomissements cycliques et les

équivalents abdominaux de la migraine.

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