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Do Le faisceau central de la calotte mérite qu'on s'y arrête un peu plus. Sa disposition est particulière au-dessus, en arrière et un peu en dedans de l’olive bulbaire, dont il constitue la voie afférente supérieure, son irrigation, également très particulière. Il serait irrigué, en effet, d’après Lhermitte et J. O. Trelles, par les artères circonférentielles courtes qui irriguent d’ailleurs en même temps l’olive et la partie moyenne du ruban de Reil. Nous y reviendrons pour l’étudier en bloc avec l'appareil olivaire, auquel son anatomie et sa physiologie le rattachent.
Le faisceau olivo-spinal ou triangulaire de Helweg qui descend de l’olive bulbaire dans le cordon entérolatéral de la moëlle ne nous, intéresse pas directement, il est plus bas situé.
3° Le faisceau olivospinal situé en dehors du faisceau spinothalamique longe en dedans le faisceau de Gowers qu’il suit à contre-courant jusqu’à la partie inférieure du bulbe. I constitue avec ses deux voisins le faisceau latéral du bulbe, lui-même noyé dans la subs-. tance réticulée de la calotte en arrière de l’olive.
40 Le faisceau vestibulospinal s’individualise plus bas, les fibres qui le constitueront passent par la subs- ‘tance réticulée et s’accolent aux fibres pyramido-bulbaires avant de descendre de la moëlle en dehors du faisceau pyramidal direct.
Signalons enfin de nombreuses aberrances qui rendent plus complexe encore la description de ces fibres. Nous ne nous y arrêterons pas.
— Les fibres sensitives ou ascendantes.
a) Les voies de la sensibilité profonde inconsciente renseignent l'appareil cérébelleux sur la position des
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différents segments musculaires et apportent les nolions nécessaires à la régulalion tonique et statique. Elles sont groupées en deux faisceaux
1° Les voies directes qui passent par le faisceau spinocérébelleux direct dit de Fleschig, passent en arrière dans la calotte et ne tardent pas à contourner en oblique les noyaux de Goll et Burdach et ce qui reste des cordons postérieurs, pour former plus haut el plus en arrière le pédoncule cérébelleux inférieur.
2° Au contraire les voies croisées qui empruntent le faisceau spinocérébelleux ventral ou de Gowers passent plus en avant à l’union du pied et de la calotte, à la partie externe de la coupe en dehors du faisceau spino-thalamique lui-même. Ce dernier restera latéral dans tout son trajet bulbo-protubérantiel.
Nous discuierons plus loin le rôie des divers éléments de l'appareil cérébelleux dans le déterminisme des syndromes cérébelleux d’origine bulbaire.
b) Les faisceaux sensitifs proprement dits contiennent les voies de la sensibilité consciente superficielle et profonde qu’elle soit protopathique ou épicritique suivant la classification de Head.
19 La coupe du bulbe que nous avons envisagée seclionne en arrière des fibres oculogyres le ruban de Reil médian.
Celui-ci a la forme d’un quadrilatère allongé d’avant en arrière dont la partie antérieure est plus large que la partie postérieure. Il n’a pas encore pris la forme en équerre, puis transversale que nous lui verrons acquérir plus haut vers la partie supérieure de la protubérance.
Nous le coupons jusle au-dessus de la décussation
des fibres qui venant des noyaux de Goll et de Bur-
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dach en constituent le contingent le plus important. Il suffira que les faisceaux spinoréticulé et tectospinai viennent s'y ajouter pour qu’on puisse camper sur une coupe cet élément qui constitue l’axe sensitif du bulbe et de la protubérance. La décussation piniforme el les noyaux de Goll et Burdach n’apparaissent plus sur la coupe du bulbe que nous avons envisagée, puisqu'ils siègent au-dessous et à peu près à la pointe inférieure du IVme ventricule. En se décussant ces fibres sensitives décapitent la tête de la corne antérieure pour former une colonne grise qui nest autre que le noyau ambigu (noyau moteur ventral de X). Ces éléments que nous venons d'analyser sont affectés à la conduction de la sensibilité profonde consciente et particulièrement de la sensibilité délicate (notion de position, stéréognosie, sensibilité vibratoire, baresthésie, kinesthésie, etc.) et, seulement pour certains auteurs, de la sensibilité superficielle discriminative (tact, notion de lieu). Comme nous le verrons, une conceplion un peu différente, mais pratiquement peu éloignée de celle-ci, place la sensibilité tactile dans le faisceau spinoréticulé.
Passons maintenant aux autres faisceaux ascendanis. Suivant la conception de Déjérine, que nous suivrons pas à pas, au cours de cette systémalisalion, deux faisceaux sont surtout à considérer
20 Le faisceau spinothalamique ou segment, postérieur du faisceau en croissant de Déjérine (fala p. dans la terminologie de celui-ci) contient les fibres de la sensibilité thermique et douloureuse qu'il amène comme son nom l'indique au thalamus. A la différence de son homologue le faisceau spinoréticulé, il ne va pas collaborer à la constitution du ruban de Reil
médian, Il garde au coniraire son autonomie et sisole dans la partie latérale du bulbe. Seul des trois faisceaux sensitifs, il monte en dehors de la substance réticulée blanche, du système olivaire et, plus haut, du faisceau central de la calotte, en dedans du faisceau rubrospinal qui lui est contigu et du faisceau de Gowers qui est plus externe. |
Nous verrons plus loin que cet isolement explique les troubles sensitifs dissociés qui représentent le type le plus habituel des syndromes sensilifs d’origine bulbo-protubérantielle, à savoir la dissociation syngomyélique des sensibilités.
Elles devraient donc se trouver à hauteur du bulbe dans le ruban de Reil médian, qui provient en grande parlie de cordons posiérieurs au tissu de la décussation piniforme et du noyau de Goll-Burdach. Or, Déjérine les place justement en arrière du ruban que le faisceau spinoréticulé est venu rejoindre. Si donc on pouvait discuter sur la dispersion des voies sensiltives dans la moëlle, qui expliquerait la fréquence de la dissociation dite tabétique, au conlraire la discussion sur leur trajet bulbaire porte seulement sur des points de détail et l’on comprend la rareté de cette dissociation dans les lésions du bulbe.
Nous reviendrons d’ailleurs sur ces faits plus longuement.
go Le faisceau spinoréticulé, dont les fibres semblent s’épuiser peu à peu dans la substance réticulée grise, est venu se cacher en arrière du ruban de Reil proprement dit et en avant du faisceau tectospinal. Bien qu’il ne paraïisse pas arriver jusqu'au thalamus et malgré sa disposition particulière, certains auteurs avec Déjérine, Long et Edinger lui attribuent les voies de la sensibilité tactile. D’autres au contraire ont
localisé exclusivement celles-ci dans les cordons postérieurs de la moelle, en les groupant avec les autres voies de la sensibilité.