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cles de. la motilité consciente volontaire et non habituelle). Par ces caractères elle se rapproche de l'hémiplégie capsulaire.
Aussi bien ce n’est pas l'étude analytique du syndrome pyramidal qui renseigne le mieux sur le siège bulbaire des lésions. Maïs plutôt les signes connexes, qu’ils soient sensitifs, moteurs ou sensoriels.
Avant d'aborder létude des modalités du syndrome pyramidal dans les lésions proltubérantielles, il nous faut dire un mot des diverses dissociations séméiologiques qui permellent d'analyser les symptômes de facon précise et de préciser mieux encore leur localisalion.
A. — Ce sont d’abord les renseignements que nous donnent les signes de Babinski et ses équivalents, comple-lenu de Ia sensibilité moindre des manœuvres d’'Oppenheim et surtout de Gordon et Schaeïfer. La recherche des réflexes de Mendel-Betcherew et Rossolimo est d’une grande importance séméiologique, car la présence de ces deux signes est en rapport, d’après les travaux de Rimbaud «et Boulet, avéc une lésion du faisceau pyramidal dans son trajet médullaire, à l'exclusion des lésions haut situées. Or chez notre malade le syndrome pyramidal droit se manifestait par un signe de Babinski très net, ce qui confirme une fois de plus l’opinion de ces auteurs. Au surplus une étude systématique de ces signes dans les lésions du tronc cérébral n’a pas encore élé faite.
B. — J. A. Barré a essayé d'analyser et de dénombrer le syndrome pyramidal afin de préciser le mode d'action de la lésion qui est en cause et il a ainsi distingué :
De
a) Un « syndrome pyramidal déficitaire pur » caractérisé par un ensemble de signes (manœuvre de la jambe de Barré, épreuve de la flexion combinée de la cuisse et du tronc de Babinski, manœuvre du psoas de Mingazzini, épreuve du bras tendu) deslinés à décéler un déficit moteur léger et unilatéral. Il y a réduction des mouvements automatiques des doigts pendant la marche et hypolonie musculaire. Les réflexes sont normaux ou diminués.
b) Un syndrome « d’irritalion pyramidale » anciennement connu sous ce nom avec signe de Babinski et ses équivalents, hyperréflectivité, hémiplégie spastique.
Ajoutons que l’auteur admet lintrication habituelle de ces deux séries de faits. Cette analyse, qui ressuscite une vieille querelle au sujet des lésions diles irrilalives, est commode et didactique. Sans entrer dans sa discussion, nous rappellerons que notre malade présente un syndrome irritatif très nel, quoique discret. Tout porte à croire. que chez lui le faisceau! pyramidal était à peine effleuré par la lésion et ceci prend une importance particulière.
Enfin, avant de passer à l'étude des syndromes pyramidaux d’origine protubérantielle, rappelons le balancement qui existe entre les troubles moteurs et les troubles sensitifs suivant que le pied ou la calotte sont respectivement intéressés.
2° Dans la protubérance.
Ici lhomogénéité du faisceau pyramidal a disparu et il est dissocié par les noyaux du pont et par les fibres de la voie motrice accessoire qui forment le pédoncule cérébelleux moyen,