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VI. — Troubles causés par les lésions

des voies sensitives de la face.

I s’agit d’un malade chez lequel existait une hémanesthésie thermoalgésique dans le territoire des nerfs maxillaires supérieur «et inférieur avec légers troubles vasotrophiques dans le territoire de lophtlalmique à lexclusion de lésion du trijumeau moleur et avec conservalion du réflexe cornéen.

Comme l’a dit Duhot qui a étudié un nombre considérable de syndromes du type Wallenberg, le lrijumeau moteur est généralement intact, les muscles maslicaleurs se contractent normalement, ce qui se vérifie dans notre observation.

Il existe donc trois sortes de dissociation dans ces lésions du trijumeau

a) Dissocialion entre le trijumeau moteur et le trijumeau sensilif, facilitée par léloignement des deux noyaux, l’un supérieur, l’autre inférieur ;

b) Dissocialion entre les diverses branches du V sensilif, facilitée par les territoires topographiques particuliers des noyaux;

c) Dissocialion entre les diverses sensibilités conduites\ partie NE

d) Enfin dissociation entre les troubles sensitifs ou moteurs el les troubles d’origine parasympathique. En ce qui concerne les lésions du trijumeau sensilif, comme l'ont remarqué Claude et Lejonne, Babinski, Déjérine, l’anesthésie est globale quand les

fibres de la racine descendante sont lésés. Elle est dissociée au contraire (type de dissociation symgomyélique), lorsque le noyau ou les voies centrales sont elles-mêmes intéressées.

Dans le cas de Baudouin, Bertrand et Lereboullet la sensibilité était intacte au niveau du maxillaire inférieur, landis qu’elle était intégralement conservée dans le cas du maxillaire supérieur et de lPophltalmique.

Ce fait a surpris les auteurs et ils ont cherché dans les traités classiques si la topographie des noyaux du lrijumeau sensitif pouvait expliquer une telle dissociation; leur recherches sont restées infructueuses.

Spiller, dans un cas de syringomyélie à localisation cervicale observe une dissociation syringomyélique qui au niveau de la face, intéresse uniquement le domaine de lPophtalmique; il en conclut que parmi les fibres lrigéminales celles de lophtalmique ont l’origine la plus basse.

Quelques années plus tard Cerise et Bollack (Rev. Neur., 12 février 1914) observaient un cas de symgomyélie unilatérale dans lequel les troubles de la sensibilité dans le domaine du trijumeau ont une topographie spéciale : le malade présentait au niveau du maxillaire inférieur et de la moitié inférieure du maxillaire supérieur une alleinte légère et exclusive de la sensibilité thermique et, au niveau de lautre moité du territoire du trijumeau du même côté, une abolition complète des sensibilités thermiques et douloureuse et une atteinte légère de la sensibilité tactile. Du côté des membres latteinte légère de la sensibilité thermique correspondait aux territoires les moins touchés. Les auteurs en concluent que le noyau de l’ophtalmique doit être situé plus bas que celui du

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