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ÉTUDE ANATOMIQUE DU SYNDROME DE WALLENBERG

Notre étude anatomique des terriloires vasculaires nous dispense d’une longue analyse.

a) Lésions de la cérébelleuse postéro-inférieure. — On sait que les anciens auteurs, à la suite de Wallenberg el des auteurs allemands, attribuaient le syndrome qu’ils ont décril à une obliléralion de la cérébelleuse postérieure el inférieure, à tel point qu'il constituait un véritable syndrome vasculaire de la cérébelleuse,

Dans l’observation princeps, le foyer avail une forme triangulaire à base antéro-externe dont la pointe g'enfonçail profondément vers le plancher du IVme ventricule entre le corps restiforme et l’olive bulbaire. Celle disposition avait été attribuée à l’architecture vasculaire de ce territoire : les anastomoses (de petit calibre à vrai dire) qui le réunissent aux lerritoires des artères voisines expliquent cet aspect triangulaire à pointe interne.

b) Lésion de l'artère de la fossette latérale du bulbe. — Foix, Hillemand et Schalit n’admettent pas cette interprétation. Le syndrome latéral du bulbe serait alors dû à une oblilération de Partère de la

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fossette latérale du bulbe qui est décrite et qui devrait être considérée d’après eux comme une artère circonférentielle courte particulièrement importante, tandis que la cérébelleuse est une circonférenlielle longue. Or cette artère nait directement du tronc basilaire et non indirectement de la cérébelleuse. Wallenberg a récemment maintenu son opinion à ce sujel.

c) Atypies vasculaires. — Comme eest vraisemblable pour notre malade, nous verrons qu’il ne faut pas considérer comme constante la disposition vasculaire encéphalique, ce qui éclaire singulièrement la multiplicité des syndromes atypiques.

Dans Pobservation d’Ardin-Delteil, Derrien et Azoulay, Pautopsie montre une anomalie artérielle importante : l’artère cérébelleuse était absente et la thrombose portait sur la vertébrale elle-même qui donnait directement dans l’artériole du bulbe latéral. Enfin une artère médiane bulbaire peut avoir un terriloire plus limité que les autres (Laignel Lavastine) el laisser plus de place aux circonférentielles.

d) Fréquence des oblitérations vasculaires qauckes. — Wallenberg a également noté que l'artère vertébrale gauche était souvent plus grosse’ que la droite. Comme elle reçoil plus directement que cette dernière l’ondée sanguine venue de l’aorte, on conçoit que la marche d’un embolus soit plus facile de ce côté et que les lésions gauches par embolie ou hémorragie soient netlement plus fréquentes que les droites. De nombreux cas analogues d’oblitération de le artéria cerebellaris poslerior inferior sinistra» publiés surtout en Allemagne nous ont personnellement convaincu de l’importance de ce fait. D'ailleurs la chose peut-aller plus

loin et Parlère droite peut manquer complètement (cas décrit par Wallenberg).

Noter que ces arlères peuvent naître soil des vertébrales comme les spinales antérieures, ou du tronc basilaire lui-même, ou d’un trone commun avec la cérébelleuse moyenne. Enfin elles passent généralement à travers les racines de l’hypoglosse auxquelles elles abandonnent quelques filets, fait qui peut expliquer les lésions de ce nerf, même quand son noyau est intact (vraisemblablement chez notre malade).

Leur territoire comprend essentiellement Ia subslance réliculée grise (en tout ou en partie), le noyau ambigu. Le corps restiforme et le ruban de Reil, la racine descendante du V sont donc la zone limite anastomique.

e) Causes des oblitérations vasculaires. — 1° Rien doriginal ne caractérise l’étiologie de ces lésions Partériosclérose lient évidemment une place de premier plan comme le prouve le travail de Lhermitte et J. O. Trelles sur l’arlériosclérose du tronc basilaire el la thrombose qui en est la conséquence.

Celle-ci est la cause de plaques d’athérome qui peuvent siéger un peu partout et provoquer en particulier les ictus successifs des cérébroscléreux.

20 Les embolies d’origine cardiaque sont rares, mais ont élé décrites (cas de Hope).

30 La syphilis joue également un rôle important. Rappelons les cas de Babinski-Nageolte et de Conslantin qui a publié une observation d’artérite basilaire el sylvienne par syphilis cérébrale précoce.

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