CHAPITRE VI
VALEUR DE L'ÉPREUVE THÉRAPEUTIQUE POUR LE DIAGNOSTIC DES SYPHILIS VISCÉRALES MÉCONNUES
Dans toutes les observations que nous allons présenter, la réaction de Bordet-Wassermann a toujours été négative, et chaque fois le ou la malade a réagi avec succès au traitement spécifique. Nous n'avons certes pas voulu faire ici le procès de cette réaction. Le Wassermann précieux s’il est positif, nous écarte du diagnostic s’il est négatif. Il faut s’habituer à n’en pas trop tenir compte en pareil cas, et, comme les anciens médecins, savoir s'en passer.
Nous voulons insister sur ce fait que des syphilis viscérales sont restées longtemps méconnues, non seulement parce que la réaction de Wassermann était négative, mais plutôt parce que ie malade présentait des signes qui égaraient le diagnostic. La cliniqne, en effet, nous écarte souvent du diagnostic parce qu’étant communs, les signes nous font penser aux étiologies les plus banales.
Faut-il rappeler ici l’observation de Béclère et Bensaude (1911), compiétée récemment par Bensaude et Rivet, d’un malade — qu’on savait spécifique — soigné pour ulcère de l'estomac. Il est revu onze ans plus tard, dans un état de cachexie qui fait penser au cancer. On tente cependant le traitement spécifique et on assiste à une vérilable résurrection. Que de jeunes