‹ Contribution à l'Etude des Talalgies sous-calcanéennesChapitre 13 sur 15 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

(Obligeamment prêtée par M. le Docteur Tavernier)

Deux blennorragies. Talagie bilatérale. Pas d’exostose. Ablation d’un copeau osseux et du tissu voisin. Guérison.

R... Raoul, 21 ans.

2 blennorragies, la dernière il y a 6 mois.

L’affection actuelle remonte à 3 mois. Son métier l’oblige à rester de longues heures debout. Cette station verticale lui devient de plus en plus pénible.

Les douleurs sont profondes, localisées à la face inférieure du calcanéum et plus particulièrement à la partie antérieure de cet os.

Les 2 pieds sont le siège de douleurs à peu près égales.

Mais ces phénomènes douloureux qu’accusent le malade disparaissent complètement la nuit, elles sont calmées de plus par le décubitus.

A l'examen : pas de déformation appréciable.

Le pied droit semble tourner sa face plantaire en bas et en dedans.

Palpation parfaitement indolente. |

Intervention, 30 décembre 1925 : circonscrivant le contour postéro-externe du talon. La coque talonnière découvre la face inférieure du calcanéum, où l’on ne trouve à droite qu’un peu d’épaississement des insertions du grand ligament plan-

taire et à gauche le même épaississement au niveau de la partie antérieure de la tubérosité dans les insertions des muscles plantaires.

Des 2 côtés, on résèque un copeau osseux de la face plantaire, le tissu fibreux d’insertion des muscles et du ligament, et la zone graisseuse en contact immédiat avec les os et les muscles plantaires.. On raccorde finalement les insertions des muscles plantaires, par des points au catgut, lâches, prenant les restes fibreux sur les bords de la résection.

Le 11 janvier 1926 : Suites opératoires simples; cicatrisation complète. Ne souffre plus à la pression, mais un peu encore à la marche.

Maintenu au lit, ablation des fils au septième jour. Départ.

Le 25 janvier 1926 : Revu; résultat parfait. Complètement guéri. Peut se laisser toucher le talon sans rien sentir; cicatrice parfaite.

OBSERVATION IX (Docteur Tavernier)

Blennorragie ancienne. Exostoses bilatérales. On les enlève et l’on nettoie le tissu cellulaire voisin.

Guérison.

P Jean, 31lrans.

Entre dans le service pour difficulté de la marche due à des douleurs au niveau du calcanéum droit. Pas à gauche.

Le malade a eu autrefois une blennorragie, puis un chancre.

Il a eu des äouleurs analogues au niveau du genou et de la hanche qui ont été particulièrement guéries par des injections de sérum. |

Actuellement, la marche est assez difficile du fait de douleurs au niveau du calcanéum. Ces douleurs sont provoquées par la marche, ou la pression au niveau de la face interne du calcanéum et surtout au niveau de l’insertion du tendon d'Achille. Elles sont quelquefois spontanées la nuit, mais ne gênent pas beaucoup le malade. i DE

Lo dR

Actuellement, souffre également de douleurs légères à exacerbatiôns nocturnes au niveau de larticulation du genou et de la hanche.

La Radiographie montre des exostoses au niveau de la face inférieure et postérieure du calcanéum aux deux pieds.

Intervention le 8 décembre 1926 : incision en étrier contournant en arrière l’union de la plante et de la face dorsale du talon et remontant sur les côtes jusqu'aux malléoles. Le lambeau circonserit est relevé, ce qui permet de découvrir toute la grosse tubérosité du calcanéum. On isole le tendon d’Achille, on résèque à la rugine toutes les proliférations osseuses qui entourent cette grosse tubérosité avec leur périoste et le tissu cellulaire voisin, aussi bien sur les faces latérales que la face inférieure et la face postérieure au-dessous de l’insertion du tendon d’Achille.

Suture sans drainage. Un fragment envoyé à l’examen histologique.

10 décembre : Plus de douleurs nocturnes, qui étaient toutefois rares et légères.

20 décembre : Le malade se plaint d’élancements dont l’origine est au talon et montent jusqu’au genou, mais peu douloureux.

OBSERVATION X (Docteur Patel)

Mme A... 55 ans.

Rien à noter dans les antécédents.

À commencé à souffrir au niveau de son talon droit pendant la marche fin mai 1926. Ces douleurs n’ont fait que s’accroître progressivement. Elles sont apparues ensuite au niveau du talon gauche, mais sont restées moins violentes qu’à droite.

La température prise pendant un mois s’est maintenue entre 37°3 et 38°, avec lassitude, et légère atteinte de l’état général.

Les douleurs ne furent soulagées, ni par le repos, ni par les différents calmants.

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