PU
vient chez des jeunes femmes, tantôt après un premier accouchement, tantôt au contraire après des accouchements multiples.
Lians la majorité des cas (B 9) il est possible de retrouver dans l’anamnèse de ces sujets, la préexistence de troubles primitifs des règles, apparus dès la puberté.
Clinique.
Ainsi donc, chez une jeune femme qui vient d’accoucher et qui nourrit ou ne nourrit pas, le retour de couches ne survient généralement pas 2l l'écoulement cataménial ne se rétablit pas. Cette absence de règles peut durer des mois, généralement des années, parfois jusqu’à 10 à 12 ans (B 9).
Du point de vue fonctionnel, cette aménorrhée est quasi-monosymptomatique : elle ne s’acCOMpPa- £ne notamment pas de troubles vasomoteurs à type de bouffées de chaleur, telles qu’on les observe après la ménopause.
Sur le plan physique, par contre, en ‘quelques semaines, l’utérus, Jusque là normal, est devenu atrophique comme il l’est après la ménopause. Il s’agit là d’une véritable superinvolution.
En outre, mais seulement dans certains Cas, cette aménorrhée après l’accouchement S'ACCOMpPAagne d’un amaigrissement plus ou moins marqué et d’une asthénie profonde.
Aménorrhée et superinvolution utérine, s'accompagnent d'un véritable .syndrome biologique qu'ont mis en évidence BECLERE et SIMONNET s
AT NEA
= diminution de l'élimination urinaire de la EF.S.H. et des phénolstéroïdes ;
—— insuffisance gonadotrope (hormone gonadotrope inférieure à 10 US) ;
—— insuffisance folliculaire (folliculine inférieure à 50 UD.
Pathogénie.
On sait qu'à la fin de la grosesse, au moment de l'accouchement, le lobe antérieur de lhypophyse est freiné par les hormones secrétées par le placenta, ce qui entraine uñ état d’hypo-fonctionnement.
Mais, dès l'expulsion placentaire, ce lobe antérieur doit reprendre son activité normale et sécréter à nouveau des hormones gonadotropés, qui vont provoquer la remise en fonctionnement de lovaire qui, lui-même, va sécréter à nouveau la folliculine nécessaire.
Dans le cas qui nous intéresse, lhypophyse resterait sidérée après laccouchement et l'ovaire demeurerait inerte. Et c’est cette absence de fonctionnement hypophyso-ovarien qui entrainerait et l’aménorhée persistante, et l’atrophie utérine concomittante {B 9). Au total, il semble s’agir d’une insuffisance ovarienne secondaire à une insuffisan- : ce hypophysaire dissociée el temporaire et donc, comme nous le verrons, d’une forme fruste de syndrome de Shechan.
Diagnostic.
il est évident que la question se pose de savoir