‹ Contribution à l'étude des troubles endocriniens du post-partum et du post-abortumChapitre 27 sur 63 · ESS · texte numérisé non relu

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si toute aménorrhée survenant après l’accouchément entre dans le cadre du syndrome individualisé par BECLERE et SIMONNET. C’est par l’affirmative qu’y répond O’DONOVAN : « ILwe have to achieve a more frequent diagnosis of partial pituitary necrosis, we must include amenorrhoea and uterine atrophy dating from a pregnancy even in the absence of all the other clinical and biochemical characteristics of Simmond’s disease » (O0 2}:

. [ne semble cependant pas qu'il faille éliminer Pour autant la possibilité d’aménorrhées endocriniennes d'autre nature, survenant après un accouchement. Mais il est difficile souvent d'établir une relation de cause à effet et nous ne pouvons, en l'état actuel des choses, que citer, sans les interpréter, ces faits disparates d'aménorrhée après l’accouchement et relevant par exemple, d’un adénome hypophysaire (L 1).

L’aménorrhée après avortement pose des problèmes plus complexes mais cependant du même ordre :

— après l’avortement spontané, laménorrhée relève du même mécanisme de sidération hypophysaire mais le tableau se complète par l'association et la superposition des troubles endocriniens qui ont été éventuellement responsables de linterruption de la gestation ;

-— après l'avortement provoqué au contraire, si le terrain gravidique est le plus souvent indemne de troubles endocriniens, par contre, il se surajoute là un facteur nerveux réflexe, dont le point de départ est le traumatisme utérin.

Te

Dernier type enfin, mais non moins délicat à interpréter, est l’aménorhée après curetage. Il est en effet d'observation courante que ces curetages trop « appuyés » de l’endomètre entravent la régénération de la muqueuse dont lépithelium reste atrophique, les glandes rares et peu développées, la couche fonctionnelle absente. Dès lors, l’'aménorrhée consécutive relève-t-elle d’un trouble de Pépithelialisation par destruction des fonds glandulaires — ou de la destruction par la curette de la couche des arterioles spiralées — ou encore d’un réflexe utéro-hypophysaire inhibiteur déclenché par le traumatisme de cet énorme ganglion sympathique que constitue l’utérus gravide.

Il semble que cette dernière hypothèse soit la plus vraisemblable et que l’aménorrhée après curetage ne relève pas seulement d’une altération du « récepteur ». On connaît en effet ces « métroses de réceptivité » (MORICARD, 1936) qui relèvent d’une lésion centrale (M 7). On sait aussi que les traumatismes utérins les plus légers retentissent sur l’ovaire par relais hypophysaire (M VOGT, 1931). Dès lors, il est possible d'admettre que le curetage constitue un « stress » à influence hypophysaire, inhibitrice sur l'ovaire, et à conséquence aménorrhéique. |

Traitement.

Les arguments thérapeutiques viennent encore confirmer l’origine hypophysaire du syndrome de BECLERE et SIMONNET puisque :

—— dès 1939 BECLERE a montré que la menstruation pouvait être rétablie par la seule admi-

nistration d’hormones gonadotropes, constatation qui fut confirmée par d’autres (K 3 - P 1) ;

— et que, d'autre part, des résultats ont été obtenus avec des infiltrations du ganglion sympathique cervical supérieur (C 3).

Il semble en être de même des aménorrhées après avortement.

— En somme, toutes ces aménorrhées endocriniennes du post-partum et du post-abortum, formeraient un ensemble parfaitement cohérent sur le plan pathogénique et si leur symptomatologie attire l'attention sur l'ovaire, en réalité, leur déterminisme est indéniablement hypophysaire.

Paragraphe B. - LES HEMORRAGIES UTEÉRINES DU POST PARTUM ET DU POST ABORTUM

Après un accouchement où un avortement, il est encore assez fréquent d'observer des manifestalons hémorragiques utérines diverses

Leurs aspects cliniques sont à vrai dire très polymorphes :

—— dans un cas, les lochies ne cessent pas d’être rouges après l'épisode obstétrical ou abortif et ces pertes sanglantes, plus où moins abondantes, se prolongent jusqu’au retour de couches :

— ailleurs, les suites de couches ont présenté,

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