‹ Contribution à l'étude des troubles endocriniens du post-partum et du post-abortumChapitre 29 sur 63 · TEA · texte numérisé non relu

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fisamment imprimer sa marque. Et d’ailleurs, la biopsie pratiquée lors de la première menstruation après l’avortement, révèle qu'il y a menstruation vraie dans 80 % des cas et pseudo menstruation dans seulement 20 % (Æ 2). Ainsi, la restitution semble plus rapide dans le post abortum que dans le post partum.

Cependant, en dehors même des cas d’avortement spontané d’origine endocrinienne où la stérilité secondaire qui peut s'installer n’est que l’exacerbation d'un état préexistant déficient qui, cnavant déjà les possibilités progestatives de la malade, traduisait une inaptitude endocrinienne à la fécondation et à la reproduction, en dehors même de ces cas bien particuliers, le choc abortif peut, comme l’accouchement, entraîner une involution où une inhibition ovarienne, responsable d’une stcrilité secondaire passagère. Mais surtout le choc abortif exerce des influences nocives sur l’ensemble de l'édifice endocrinien et nerveux. Il semble (H 6) que dans la majorité des cas, l’enquête biologique puisse, dans ces stérilités secondaires postabortives, donner des résultats le plus souvent concordant dans le sens d’une hyperæstrogénie. Et d'ailleurs, il s’y associe souvent une hyperplasie glandulo kystique.

Cependant, la constatation de métaplasie pavimenteuse de lendomètre (E 4), de kystes lutéiniques, semble devoir faire ineriminer dans certains cas le rôle d'un dysfonctionnenient lutéinique

Le problème en est certainement encore plus complexe, car « ce choc biologique » de l’avorte-

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ment, retentissant à des degrés divers sur tout le système endocrinien {K 1), doit déclencher dans l'organisme, toute une série de réactions de défense.

En réalité, et comme l'ont souligné BECLERE, puis RUBIN, la participation endocrinienne est minime en matière de stérilité secondaire. Et c’est pourquoi, avant d’invoquer l'éventualité d’une dysendocrinie causale, il y a lieu d'éliminer les causes organiques infiniment plus fréquentes.

Paragraphe E. —— LES TROUBLES MAMMAIRES

Faisant suite à la parturition, la fonction de lactation vient encore compliquer le tableau chnique des suites de couches et enrichir par ses trou- Lles leur tableau pathologique. À la vérité, les troubles mammaires ne ressortissent pas tous à des troubles de la lactation, mais nous les étudierons cependant dans un même paragraphe car ils contraictent des rapports pathogéniques étroits.

1°) Les troubles mammaires du post partum et du post abortum, doivent en effet être classés en deux :

__ Troubles morphologiques d’une part,

__ ‘Troubles sécrétoires d'autre part.

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