‹ Contribution à l'étude des troubles visuels post-hémorragiquesChapitre 10 sur 40 · SE · texte numérisé non relu

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que en rapport avec une Hiufsdiee hépatique, mais encore ERA

parce qu'elle montre parfois des perturbations non en er avec ces deux états et qui peuvent influencer grandement les £4 discussions pathogéniques. C’est ainsi que nous pouvons rèles 0e ver une diminution du temps de coagulation dans certaines De

Dhs YAUONS (DRÉVON). Fe.

Évolution — Pronostic

L'évolution des troubles visuels post-hémorragiques est imprévisible le plus souvent et le pronostic est en général très. sombre.

En effet, dans plus de la moitié des cas, l'atteinte est d'emblée définitive. S'il s’agit d'amblyopie pas très importante, ou d’hémianopsie respectant le point de fixation, l’avenir peut être entrevu avec un certain optimisme à condition, bien entendu, qu’il ne survienne pas d’autre hémorragie. Par contre, l’amaurose est un véritable désastre si elle est bilatérale.

Si l’évolution se fait vers l’amélioration dans un peu moins de‘la moitié des cas, il est malheureusement très rare d’assister à une guérison complète.

Selon la statistique de SÉNÉCHAL :

— dans 55 % des cas, l'atteinte est définitive;

— dans 31 % des cas, il y a une stabilisation, après amélioration, avec une acuité visuelle faible et un champ visuel dont la perturbation est plus ou moins gênante;

— enfin, dans 14 % des cas seulement, la guérison est quasi complète.

Cette atteinte d'emblée définitive ou cette évolution vers une amélioration ou une guérison est, comme nous l'avons vu au chapitre de l’étiologie, très souvent fonction de la cause de l'hémorragie. Etablissant le pronostic en fonction de cette cause, SINGER, cité par DÉVRON, a établi le tableau suivant portant sur cent quarante-cinq cas de troubles visuels posthémorragiques :

55 Hémorragies intestinales| 509 50 Hémorragies utérines . . 42 SG HDpiStaxiS 1... | 62,5 g , 5 Blessures | 40 5 25 Hémorragies artificielles 48 9 1 Hémoptysie | 1 Hémorragie

f Aucune amélioration ou aggra-. Amélioration Restitution vation

Le pronostic immédiat est impossible à donner. Il dépend en grande partie de la cause de l’hémorragie et le tableau cidessus peut en donner une idée.

Le pronostic secondaire est, selon SÉNÉCHAL, fonction

des signes physiques : un réflexe photo-moteur aboli, une tension oculaire un peu élevée ou à la juste limite de la normale doivent faire réserver le pronostic;

localisation des lésions sur le système nerveux de la

rétine

— l'atteinte des cellules ganglionnaires comporte un pronostic très sombre;

— au contraire, les formes avec héméralopie sont d’un pronostic relativement meilleur;

facteurs pathogéniques : le pronostic s'aggrave si le spasme et le rétrécissement des vaisseaux persiste avec déséquilibre vago-sympathique, si persistent aussi les facteurs toxiques et les altérations hépatiques. Enfin et surtout si l’hémorragie reprend et si les éléments qualitatifs du sang restent perturbés.

Formes cliniques

Les formes cliniques sont infinies dans leurs variétés.

Une forme intéressante qu’on pourrait appeler révélatrice, concerne le cas, rapporté par LELIÈVRE (obs. II), d’une femme de trente-cinq ans ayant eu une atrophie optique avec vaisseaux rétiniens filiformes et amaurose dans un seul œil et ce, après trois semaines d’un syndrome anémique. L'examen général de la malade n’a rien montré, sinon un certain doute sur la possibilité d’une grossesse tubaire. Une laparotomie a révélé l'existence d’un hématosalpinx rompu. La malade ne s'était plainte que de ses troubles visuels, lesquels avaient débuté d’une manière insidieuse par brouillard et baisse progressive de l’acuité visuelle d’un œil. Seuls l'examen systématique et la laparotomie avaient révélé l'existence d’une anémie et d’une hémorragie interne.

On peut citer une multitude de formes cliniques.

Suivant la date de début, on trouve des formes immédiates et des formes retardées.

Suivant le mode de début, des formes à début brusque, les plus fréquentes, et des formes à début progressif, telle l’observation de LELIÈVRE sus-citée.

Suivant les symptômes, il est des formes à symptomatologie complète ou incomplète, des formes frustes, des formes associées à des manifestations générales, qu’il s'agisse de trouble de l’état général (cachexie, terrain déficient, infection chronique), d'intoxication (saturnisme, diabète, urémie, etc.) ou de lésions viscérales (hépatiques, rénales, cardio-vasculaires, génitales), ou encore de troubles endocriniens. -

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