‹ Contribution à l'étude des troubles visuels post-hémorragiquesChapitre 30 sur 40 · ROUES · texte numérisé non relu

ROUES

Taux de prothrombine : 102 %.

Temps de saignement : 1 min. 30.

Temps de coagulation : 4 min.

— Le 19 janvier 1951 Le malade quitte la clinique avec un bon état général.

— Le 22 janvier 1951 Acuité visuelle :

OO D mauvaise PES — O.G. = 5/10, Fonds d'yeux inchangés; cependant à l'œil droit, l'œdème est moins dense sur le bord externe du disque.

La tension de l'artère centrale 0.,D 1:40:

La T.A. étant de 10-6.

Le champ visuel (fig. 17) montre au campimètre — À l'œil droit, une très mauvaise perception, mal précisée, du côté temporal et nécessitant un très gros index (feuille de papier blanc). — À l'œil gauche, une hémianopsie horizontale inférieure épargnant le point de fixation, et séparant la rétine en deux portions absolument symétriques.

— Le 29 janvier 1951

La vision est identique; à l'œil gauche, l'œdème est aussi important, tandis qu'à l'œil droit la papille prend une teinte blanche d’'atrophie optique; là tension de l'artère centrale est de 50, tandis que la tension artériclle générale est de 11-7.

— Le 8 février 1951 Pupilles - mydriase relative à O.D.; réflexes pupillaires :

— O,D. : abolition:

— O.G. : persistance de même que le consensuel. Acuité visuelle — OD. = mauvaise PL;:

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DOTE PURE Le + NON RUES u à Ff > 9 4

A ie -

Fonds d'yeux :

— atrophie optique à bords flous; — ædème rétinien discret du pôle postérieur ; — vaisseaux très grêles.

Champ visuel (fig. 18) :

— impossible à prendre à O.D.; — hémianopsie horizontale inférieure à O.G.

On note cependant par rapport à la campimétrie du 22 janvier 1951 (fig. 11) que vers la périphérie, du côté nasal et du côté temporal, la partie visible du champ visuel déborde la ligne horizontale pour envoyer deux pointes sur la partie jusque-là aveugle du champ,

Le traitement se complète par l'administration de vitamine B12.

— Le 13 février 1951

L'examen oculaire ne montre aucun changement. Mais le champ visuel s'est un peu modifié à l'œil gauche (fig. 19).

En le comparant en effet à la campimétrie faite le 8 février 1951 (lg. 18), on constate que si du côté nasal (toujours œil gauche) le champ s'est légèrement agrandi, il a, de ce même côté, légèrement régressé en hauteur, la pointe qui empiétait sur la rétine inférieure ayant disparu.

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Par contre, du côté temporal, le champ ne s'est guère agrandi en largeur, mais à légèrement progressé en hauteur, en avançant sa pointe. Les trois isoptères (10 — 3 —— 1) sont concentriques même sur Ja

ligne horizontale, sauf au niveau du point de fixation où ils sont confondus. \

OG He NM 13251

Au point de vue étiologique, le malade travaillant aux usines chimiques Salvay, on a pensé à la possibilité d'intoxication par les dérivés phénoliques (mais on n'a pas trouvé de grains basophiles dans les globules rouges) ou par le benzol (mais la formule blanche, pratiquée le 15 janvier

1951, ne l'a pas confirmé).

— Le 15 février 1951 :

Une seule modification : l’acuité visuelle de l'œil gauche est de 9/10.

OBSERVATION V Due à l'obligeancé de :

M. le Docteur HUDELO, ophtalmologiste de l'hôpital Bichat

(Le malade habitant la province, il n'a malheureusement pas été possi-

ble de le revoir.)

Ait pit

: M. F. D. quarante-sept ans, mécanicien, a présenté, au cours d’une hémorragie digestive, une hémianopsie horizontale inférieure et bilatérale qui s'est par la suite transformée en amaurose absolue et bilatérale,

L'examen oculaire a montré aux deux yeux une mydriase avec abolition du réflexe photo-moteur.

Au fond d'œil, les deux papilles sont décolorées.

L'intérêt de cette observation réside dans l’évolution particulièrement grave de ces troubles visuels post-hémorragiques, non seulement parce que l’amaurose fut complète, mais encore et surtout parce qu’elle fut précédée d’hémianopsie qui s’est complétée par la suite, alors qu'ordinairement, c’est l’hémianopsie qui suit l’amaurose. Ce qui prouve bien, comme nous y reviendrons, que les lésions ne sont pas d'emblée maxima ne pouvant évoluer que vers l’amélioration, mais qu’elles sont évolutives, cette évolution se faisant le plus souvent vers l’amélioration mais pouvant évoluer vers l’aggravation.

Ce fait est à rapprocher de l’évolution du champ visuel de l'observation I (obs. I, fig. 5 et 8).

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