RL ONES
s'agir d’une large adhérence renfermant parfois en son centre, dans son épaisseur, une caverne dont la région sus-scissurale externe est, comme nous l'avons signalé, un lieu d'élection. Le pneumothorax est alors plus ou moins eflicace. Cependant, l’adhérence va quelquefois, tout en persistant, se laisser étirer, permettant à la longue un collapsus suffisant. On ne doit pas se laisser entraîner à utiliser des pressions intra-pleurales trop élevées pour favoriser l’élongation de la bride : on s’exposerait, dans’ ces cas, à d'apparition presque fatale d’une réaction liquidienne ou même d’une perforation pulmonaire. Le pronostic de cette dernière complication serait fatal à brève échéance, surtout si elle succédait à l’ouverture d’une cavité intra-adhéreutielle, La bride axillaire peut être très mince et devenir de plus en plus filiforme au point de céder, et le collapsus pulmonaire est alors complété. Cette éventualité s’observe en général après une insufflation un peu abondante, se traduit parfois subjectivement par une douleur brusque dans la région axillaire et peut être suivie de l'apparition d’un épanchement pleural séro-fibrineux le plus souvent, sans signification pronostique fâcheuse.
Dans d’autres cas, un peu moins fréquents, la symphyse partielle siège au niveau de l'extrême sommet. L'ädhérence du dôme pleural n’est presque jamais entièrement réductible, mais elle ne s’oppose pas à l’obtention d’un collapsus efficace, car le poumon se laisse très bien comprimer contre le médiastin. Ces brides du sommet sont souvent moins gênantes que les adhérences juxta-scissurales. Pas plus que ces dernières, il ne faudra
chercher à les rompre par des pressions élevées.
SIP OR
Lorsqu'il s’agit d’adhérence filiforme, unique, isolée, apicale ou axillaire, Jacoboeus, de Stockholm, en 1971, Hervé, en France, ont proposé de tenter, sous le contrôle des rayons, leur section au galvanocautère, ou, mieux, par la diathermie. La section par étincelage, au cours de laquelle se produisent des phénomènes d’électrocoagulation, évite.en effet les risques d’hémorragie toujours possible en cas d’adhérences vasculaires; mais il ne semble pas qu’elle mette à l’abri de l’ouverture d’un foyer tuberculeux siégeant dans les tissus adhérentiels et d’une inoculation secondaire de la plèvre. Les risques que comporte une telle intervention ne paraissent pas devoir être compensés par les bénéfices qu’on peut en retirer. Le procédé ne s’applique qu'aux adhérences minces, et celles-ci se laissent souvent étirer suffisamment pour que le collapsus pulmonaire soit efficace sans avoir à recourir à leur section.
A côté des tuberculoses lobaires où la méthode de Forlanini met en évidence des adhérences locales et limitées, il en est d’autres ou la symphyse pleurale s'étend à la totalité de la plèvre viscérale lobaire et même à toute l’étendue de la surface pulmonaire.
La symphyse lobaire est assez rare (quatre cas). L’interlobe est, dans ces cas, toujours symphysé et l’image radiologique obtenue après l’insufflation est caractéristique : la chambre de décollement s'étend de la scissure au diaphragme et le bord externe du lobe inférieur collabé dessine un arc-boutant à concavité inféro-externe dont le sommet répond à la région scissuro-axillaire. Le
pneumothorax ainsi obtenu est un pneumothorax par-