OBSERVATION VII
(Bocchi, Archivio di Ottalmologia, ann. V, 1897, p. 59.)
Eibromyome de l'orbite
Il s'agissait d'une femme de trente-cinq ans, présentant dans l'orbite droit une tumeur de consistance fibreuse, à surface lisse, un peu irrégulièrement arrondie et bien enkyslée, sans adhérences, ni avec l’arcade orbitaire, ni avec la conjonctive. Le globe de l’œil est repoussé en avant, en dehors et en bas. L'acuité visuelle est normale, l'examen ophlalmoscopique ne révèle aucune lésion.
Le diagnostic différentiel permit d'éliminer l'hypothèse d’une tumeur maligne, à cause de la mobilité et de la délimitation du mal, celle d’une tumeur vasculaire, à cause de l’absencé de pulsations et de réductibilité ; un traitement spécifique infructueux permit d'éliminer également la gomme syphilitique.
La tumeur est extirpée ; pendant l'opération on remarque qu'elle fait corps avec le muscle droit supérieur, qui doit être détaché à ses insertions postérieures et antérieures.
L'examen anatomique montre que la tumeur avait le volume d’une petite noix, aplatie et allongée; sa coupe présente une couleur blanc rose presque uniforme.
L'examen histologique montre que ce néoplasme est essenelement composé de tissu fibreux et de fibres musculaires striées ; mais, ici, laissons la parole à l’auteur:
« Le tissu fibreux se présente différemment selon l’endroit où il est placé. Il est très compact à la périphérie, de manière à prendre l'aspect de la capsule qui revêt complètement la néoplasie ; dans l'intérieur, il est moins compact, et composé de faisceaux fibreux avec peu de noyaux et peu de fibres striées. »
À la partie centrale de la tumeur, le tissu connectif prend
un aspect alvéolaire à fibrilles délicates et disposées en faisceaux très fins ; cette disposition rappelle celle de l’œdème et du tissu myxomateux. Par la safranine, on n’obtint pas cependant la réaclion de la mucine. | d
À la partie centrale, les fibres musculaires sont plus abondamment réunies en faisceaux s’entremêlant dans différentes directions.
En certains points, spécialement à la partie centrale, il y avait des infiltrations lymphoïdes très abondantes. Les vaisseaux sont très nombreux dans toute la masse de la tumeur, spécialement dans la portion périphérique.
Donc, la tumeur est formée exclusivement de tissu conjonctif et de fibres musculaires striées, avec siège et origine dans le muscle droit supérieur. [l pourrait y avoir doute, s’il s'agissait d’un vrai fibromyome ou d’un fibrome pur, né précisément du muscle droit supérieur et en contenant les fibres musculaires. Cependant le fait de rencontrer des fibres musculaires plus ou moins abondantes dans la masse de la tumeur, sans le moindre signe d’atrophie, rend plus probable l’opinion, qu'il s’agit d’une néoformation des fibres musculaires, c'est-à-dire d’un vrai filbromyome avec des fibres musculaires
striées.
OBSERVATION VIII (Résumée.)
(Elschnig, Graefs, Arch. für opht., 13, t. LVIII, 3, 5. 452, 1898.)
Carcinome métastatique des muscles extrinsèques de l'œil
La malade était une femme de soixante-treize ans, atteinte d’un cancer de l'utérus. Au début, les symptômes oculaires se réduisaient à une légère exophtalmie, un ptosis léger et une certaine limitation des mouvements de l’œil gauche. Plus tard, ces symptômes se sont accentués : l’exophtalmie et les para-
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lysies oculaires ont augmenté, l'œil est devenu insensible et une kératite neuro-paralytique est apparue. Les pupilles et le fond de Μæil sont restés normaux, jusqu'à la mort, survenue un mois après. À l'autopsie, on trouva: € Garcinome du col de l'utérus, d'origine glandulaire ayant entraîné des métastases dans les ganglions lymphatiques rétro-péritonéaux dans la peau, le sein droit, une hypertrophie du corps thyroïde, de la cachexie et de l’anémie ».
Les examens macroscopique et microscopique ont montré de nombreuses métastases dans tous les muscles oculaires, excepté le grand oblique. Le carcinome occupait presque toute l'épaisseur des muscles, dont les fibres étaient dissociées et remplacées par les cellules carcinomateuses ou en dégénérescence hyaline,
Cette infiltration carcinomateuse, sous la forme d’une nodule fusiforme, s'étendait mème jusquà l'insertion osseuse des muscles. Les cellules carcinomateuses présentaient souvent la dégénérescence graisseuse,
Les nerfs, dans les infiltrations carcinomateuses des muscles,, (taient complètement dégénérés, ce qui avait produit l’ophtalmoplégie totale ; tandis que la pression exercée sur le rameau de l’ophtalmique du trijumeau avait causé l’anesthésie de la surface bullaire.
OBSERVATION IX (Résumée) (Winterstein, Klin Monatsbl, für Augenheilk, 1899, s. 331.) Carcinome métastatique des muscles extrinsèques de l'œil consécutif à un cancer du sein
En 1899, Winterstein a pu examiner anatomiquement l'orbite d'une malade âgée de cinquante-huit ans, morte de squirrhe généralisé du sein. Pendant sa vie, la seule chose qu'on.
oo 27 oc ait observée, c'était un trouble dans la mobilité de l'œil droit, attribué à une parésie du muscle droit interne.
À l’autopsie, le Dr Stôrk trouva : « un carcinome du sein gauche avec métastase, dans les sereuses (plèvre, péritoine, péricarde), avec adhérences nombreuses ayant entrainé une sténose dupylore et l'hypertrophie du cœur. La compression du canal cholédoque par les ganglions lymphatiques cancéreux avaient entrainé une stase biliaire et la dilatation des voies biliaires intrahépaliques. Métastases dans le droit interne de l'œil droit et noyaux multiples dans les os et les reins. Thrombose de la veine hypogastrique et de la veine crurale gauche. »
L'examen microscopique des muscles oculaires, pratiqué par le D' Winterstein, montre que le muscle droit interne qui présentait cliniquement la parésie, était le plus infiliré par les cellules carcinomateuses ; ledroit supérieur présentait seulement un noyau de cellules carcinomateuses, tandis que les autres muscles montraient des foyers épars de cellules carcinomateuses.
Il n'existait par contre, aucun épaississement des muscles.
Cette observation démontre, d’après l’auteur, qu'une infiltration modérée d'un muscle oculaire par des cellules néoplasiques n'’entraîne par forcément un trouble fonctionnel.
Ce n’est que, lorsque l'infiltration et la substitution aux cellules normales de cellules cancéreuses atteignent un cerlain degré que les troubles cliniques apparaissent.
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OBSERVATION X (Résumée) (Gonin, Archir für Angenheilk., S. XXXIX, 1899, S. 89.)
Angiofibrome du muscle droit interne
Gonin a décrit, en 1899,un cas d’angiofibrome qu'il a observé chez un malade âgé de vingt-deux ans. La tumeur siégeait dans la moitié temporale de l’œil droit, avait le volume d’une amande, elle avait la consistance molle et la couleur jaunâtre d’un lipome, La conjonctive n’adhérait pas à la tumeur. D’après les dires du malade, la tumeur datait de sept ans, Par son extrémité antérieur, elle était éloignée d'environ 3 millimètres du bord externe de la cornée, tandis que son extrémité postérieure était couverte par la commissure externe. Le diamètre horizontal était d’environ 15 millimètres, le vertical de 10 millimètres et l’épaisseur était de 3 millimètres.
Pendant l'opération, Gonin a pu s'assurer que la tumeur adhérait au tendon du droit externe.
… L'excision de la tumeur n’a porté aucun préjudice aux mouvements de l'œil, et il n'yapas eu jusqu'ici apparence de récidive.
L'examen microscopique à montré un stroma fibreux avec de nombreux vaisseaux et une dégénérescence hvaline très accentuée.
OBSERVATION XI (Résumée)
(Frugiuele et Bevacqua, Giornale®d’ Ass. napol. di Med. e nat., XL, p. 378, 1901.)
Gomme du muscle droit supérieur et du droit externe
1 s’agit d'une femme de trente-deux ans, qui présentait des signes probables de synhilis. Il s'était développé en trois mois
-un gonflement au front el une exophtalmie avec limitation des mouvements du globe ea haut. Malgré le traitement mercuriel, l’exophtalmie augmenta ; l’œil devint immobile la cornée se nécrosa et la vision se perdit ; le diagnostic du sarcome fut posé et l'orbite exentérée.
L'examen microscopique montra que la tumeur englobait le droit supérieur et le releveur de la paupière, Le droit externe était très épaissi à la suite d’une inflammation interstitielle de son tissu conjonclif. La tumeur elle-même présentait microscopiquement la structure d'un tissu de granulation avec plusieurs cellules géantes. Les fibres musculaires étaient à la périphérie,
tandis qu'au centre il y avait de nombreux point nécrosés dont
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les cellules présentaient la dégénérescence hyaline et graisseuse.