‹ Contribution à l'étude des tumeurs des os Analyse de 28 observations inéditesChapitre 18 sur 84 · ÉVOLUTION · texte numérisé non relu

ÉVOLUTION

Dans tous les cas, l’évolution fut lente, mais progressive; les malades, pour celles de nos observations dans lesquelles le fait est précisé, ne vinrent consulter que de un an à vingtdeux mois (chiffres extrêmes) après le début apparent de leur

affection. Leurs tumeurs n’étaient pas volumineuses. Aucune ne présentait d’'altérations importantes des téguments. Ce caractère de lenteur de l'évolution ne sera pas sans valeur au point de vue du diagnostic.

Aucune d'elles ne fut abandonnée à son évolution spontance; mais toutes furent traitées économiquement et avec succès par des procédés divers. Il nous est impossible de dire quelle eût été leur évolution locale en dehors de toute thérapeutique. Nous pouvons dire seulement que toutes eurent une évolution bénigne, ne récidivérent pas localement, ne s’accompagnèrent d'aucune adénopathie, ne donnèrent aucune métastase; que tous les malades, sauf un, mort de la grippe en 1918, après dix ans de survie sans récidive, sont actuellement bien portants et ne présentent aucun signe de généralisation. (Nous avons de tous ces malades des nouvelles récentes.)

Une conclusion s'impose dès maintenant : c’est la bénignité de ees lésions, la possibilité d'obtenir par un traitement économique, non mutilant, des guérisons durables et dont nous ne pensons pas exagérer la valeur en les déclarant définitives.

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