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les prononce très-imparfailement, en bredouillant, malgré toute l'altention qu'il v met; il est obligé quelquefois de recommencer sa phrase pour la rendre plus intelligible. Néanmoins, la langue exécute difficilement tous les mouvements que nous lui indiquons. I n'existe pas de paralysie de la face, pas de gêne de la déglutition, pas de dyspnée, pas la plus légère hémiplégie.
Examen de la poitrine. — Au sommet gauche, on constate les signes d’une caverne ; au sommet droit, des craquements secs.
Le 23, on remarque que la parole est encore plus embarrassée, les idées ne paraissent pas très-nettes.
Le 24, à neuf heures du matin, il succombe assez brusquement, sans agonie. |
Aulopsie. — Le sommet des deux poumons présente les traces de l'affection tuberculeuse; caverne à gauche, tubercules crus à droite.
Cräne. — I n'existe pas de foyers hémorrhagiques, ni d’altéraralions apparentes dans le cerveau, ni dans la protubérance, ni dans le bulbe rachidien; mais dans l’éminence vermiculaire du cervelet, on trouve, vers son extrémité antérieure et tout à fait à sa surface, un tubercule à l’état de crudité, du volume d’un pois moyen; entre cette pelite tumeur et les méninges épaissies et opaques qui lui correspondent, il existe un exsudat jaunâtre résistant, épais de quatre à cinq millimètres et parsemé de petites granulations grises; c’est évidemment le résultat d’un travail mflammatoire, remontant à quelques jours.
Au-dessus et sur les côtés du tubercule, on rencontre du sang épanché au milieu de la substance du cervelet ramollie et de couleur jaunâtre.
Ce foyer de ramollissement et d’hémorrhagie, en y comprenant la tumeur, peut avoir le volume d’une grosse amande; il fait un relief assez notable à la surface de l’éminence et correspond à la valvule de Vieussens.
Réflexions. — Cette tumeur, dans une pareille situation, dit l’auteur, a dû nécessairement exercer une compression sur la face postérieure du bulbe, au niveau de la partie inférieure du quatrième ventricule, sous le plancher duquel se trouvent les noyaux d'origine du nerf grand hypoglosse. C’est par celte pression qu'on peut expliquer l'embarras de la parole, que le malade a éprouvé dans les derniers jours de sa
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vie. La mort subite aura probablement été occasionnée par l’hémorrhagie qui est survenue dans la partie du cervelel déjà ramollie, et qui a augmenté la compression bulbaire en s'étendant aux origines des nerfs pneumogastriques.
OBSERVATION XXIV
(Bulletin de la Société anatomique. Paris, 1875. — Tumeur du bulbe, par M. À. HEYDENREICH.)
B..., âgé de 24 ans, tailleur, entre le 28 janvier 1875 à l'Hôtel- Dieu, dans le service de M. Fauvel (salle Saint-Landry, n° 18). C’est un homme pâle, maigre, d'aspect cachectique; il a eu un chancre induré, il y à 3 ans, mais il n’accuse pas d’autres accidents syphilitiques, si ce n’est des maux de gorge. Depuis à mois il se se plaint de douleurs de tête localisées à la tempe droite, et des troubles du côté des yeux; depuis deux mois, il est sujet à des vomissements opiniâtres, enfin il tousse depuis une dizaine de jours.
Au moment de son entrée à l'hôpital, l’œil droit est saillant et dévié en dedans; il se porte en haut et en bas, se tourne légèrement en dedans, mais ne peut se diriger en dehors. L’œil gauche se porte dans les diverses directions, mais assez lentement. Diplopie homonyme ; vue conservée des deux côtés; fond de l'œil examiné à l’ophthalmoscope, intact. La langue, quand le malade la projette en avant, se dévie un peu à droite; la moitié droite de l’organe est souple et flasque. Le voile du palais ne présente pas de déformation ; rougeur diffuse de l'isthme du gosier; cicatrice et petite perte de substance sur le pilier antérieur. Douleur à la gorge. — La déglutition est difficile. La parole est très-embarrassée ; le malade hésite et cherche les mots, sa prononciation est tout à fait vicieuse. — Il prétend n'avoir pas perdu la mémoire et n'avoir remarqué aucun changement dans ses facultés intellectuelles. Affaiblissement des membres supérieur et inférieur droits; pas d’anesthésie dans les membres. — Pas d’albumine dans les urines ; cependant le malade déclare que, dans un autre hôpital qu'il vient de quitter, on a constaté la présence de l’albumine. Selles régulières. — Enfin, l’auscultation de la poitrine fait entendre des râles muqueux dans les deux sommets; sonorité normale à la percussion.
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Aucun changement notable .ne survient les jours suivants ; le malade est soumis à un traitement antisyphilitique. Les vomissements continuent; les douleurs de tête restent violentes; les troubles de la déglutition subissent une augmentation passagère. Quelques fourmillements surviennent dans les membres inférieurs. Puis, vers le 7 février, les selles deviennent rares et difficiles, la miction est pénible ; l'intelligence semble baisser.
Le 12 février, rétention complète d’urine, qui persiste le 13. Dans la journée du 13, survient un coma qui aboutit à la mort dans la nuit suivante.
Autopsie. — Tubercules en voie de ramollissement dans le sommet des deux poumons ; une caverne dans le sommet gauche. Méningite tuberculeuse limitée à la base du cerveau; fausses membranes et quelques tubercules au niveau de l'hexagone de Willds, des scissures de Sylvius, de la protubérance et de la face inférieure du bulbe; sérosité trouble dans l’espace sous-arachnoïdien antérieur. Rien d’anormal dans le cerveau. — En incisant le bulbe et la protubérance, on rencontre une tumeur du volume d’une grosse noisette, dure, jaune verdâtre et d'aspect caséeux. Elle s’est creusé une loge aux dépens de la protubérance et de la partie supérieure du bulbe; elle appuie sur la partie supérieure du plancher du quatrième ventricule, qui est déformé et non reconnaissable; le cervelet n’est entamé que légèrement et au niveau de la partie postérieure du quatrième ventricule ; du reste, la tumeur est bien limitée et bien distincte des parties environnantes. L'examen histoiogique, fait par M. Liouville, a démontré qu’elle était de nature tuberculeuse.
OBSERVATION XXV
Cas de M. Lanzoni. (Racogl. med., 4876, aprile.) Gliôme du plancher du quatrième ventricule, céphalalgie, nausées, dyspnée, vertiges, langue déviée à droite. Troubles de la pa-
role et de la déglutition, paralysie faciale à gauche, pas de paralysie des membres. Sensibilité normale.
OBSERVATION XXVI
Cas de M. Morelli. (Centralblatt der medie. Wissensch., n° 38, 1877, p. 682.)
Il s’agit d’un jeune homme de 27 ans qui fut frappé assez subitement d’une paralysie des muscles du côté droit de la face ; bientôt survinrent de violents maux de tête, des vertiges et une diminution de la vision. Le nerf moteur oculaire externe droit, fut bientôt également paralysé. Déglutition difficile. — Le malade se sentait comme entrainé en arrière. La sensibilité de la moitié droite du visage était normale; le membre inférieur gauche semblait au malade plus lourd que le droit. Plus tard surviarent des mouvements convulsifs de la tête el des mains, des tremblements fibrillaires de la langue et du muscle masséter gauche, et une inflammation de la partie inférieure de la cornée du côté gauche.
A l’autopsie, on trouva le pont de Varole aplati dans sa partie inférieure, et au niveau du vermis du cervelet, sur le plancher du quatrième ventricule, une Lumeur de la grosseur d’un œuf de pigeon. Cette tumeur était un tubercule. Il y avait, du reste, une tuberculose généralisée.
OBSERVATION XXVIIL.
Cas de M. Hübrich. (Archiv für Psychiatrie und Nervenkrankh., t. V, p. 594.)
Le malade dont il s’agit présenta successivement les symptômes suivants: céphalalgie, bourdonnements d'oreilles. Vomissements. Troubles de la déglutition. Engourdissement des mains. Ptyalisme. Paralysie des deux membres inférieurs et du membre supérieur du côté droit. Parole un peu embarrassée, mais point de paralysie des lèvres ni de la langue. Sensibilité intacte. Accès de vertiges avec faiblesse. Plus tard, perte de connaissance et amblyopie passagère. Le malade localisait le siége du mal dans les parties des centres nerveux, où 1l fut découvert à l’autopsie.
Aulopsie. — Ontrouva un gliôme du volume d’une noix, siégeant à gauche, entre le pont de Varole, le bulbe et le cervelet.
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OBSERVATION XX VIT
Cas de M. Curschmann. (Berl. Klinische Wochenschrift, 1877, p. 237.)
Une femme de 30 ans entre à l'hôpital pour une amaurose datant de plusieurs mois. Point de lésions à l'ophthalmoscope. Globes oculaires immobiles, dirigés en avant; pupilles dilatées et mobiles. La malade ne peut se tenir debout ni marcher seule ; vertiges continuels, cessant dans le décubitus dorsal.
Si on la fait progresser en avant, soutenue par deux aides, sa démarche est absolument ataxique. Examinée couchée, la force musculaire est parfaitement intacte, ainsi que la sensibilité. La coordination seule est atteinte.
Ouie, goût, odorat, cinquième et septième paires, intacts.
Dysphagie, sans lésion de l’'œæsophage et du pharynx. La malade ne peut absolument prendre que des liquides. Impossibilité de retenir longtemps les urines et les fèces.
Intelligence intacte jusqu’à la fin.
Autopsie. — Tumeur occupant toute la partie antérieure du vermis et le plancher du quatrième ventricule. Elle s'étend en avant jusqu'aux tubercules quadrijumeaux postérieurs.
La tumeur est un papillôme.
OBSERVATION XXIX
Cas de Vernicke (de Berlin). — Ein Fall von lPonserkrankung, Archiv. für Psychiatrie und Nervenkrankh. T. VIF, p. 515. (Analyse, par E. Rickuix, Revue de Hayem, 1878).
Stimmel, ébéniste, 58 ans, avait présenté, pendant les quatre semaines qui précèdent son entrée à l'hôpital, les symptômes sutvants: céphalalgie avec vertiges, scotomes et diplopie. Depuis huit jours il éprouvait des difficultés pour ouvrir la bouche et pour déglutir, et l’œil gauche était dévié en dedans. Lors de son admission à l'hôpital, on constatait l'existence d'une paralysie faciale gauche, intéressant l'orbiculaire des paupières. La moitié droite de la face était engourdie et moins sensible aux impressions doulourcuses et au froid. Le masséter gauche était rigide comme du
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bois et les arcades dentaires ne pouvaient subir un écartement de plus de 2 à 3 centimètres. Les mouvements de la langue étaient parfaitement libres. Les troubles de la déglutition étaient purement subjectifs, le malade éprouvant la sensation qu’accasionne larrêt des aliments dans le gosier.
Les globes oculaires étaient déviés à droite. L’œil gauche étail dévié dans ses mouvements d’adduction.
En outre, le patient avait de la céphalalgie et des vomissements après les repas.
L’excitabilité faradique et galvanique du nerf facial était abaissée à gauche. Après une longue inflammation de la cornée, perte de substance en forme de faux.
Mort par suite d’une pleurésie, environ deux mois après son entrée à l'hôpital.
Autopsie.— À la partie moyenne du plancher du quatrième ventricule, à gauche du sillon médian, on trouve une tumeur longue de ‘}, centimètre, large de ? centimètres, s'étendant en arrière jusqu'à À centimètre ‘|, en avant du calamus, s'avançant en avant jusqu’à 1 centimètre en arrière des tubercules quadrijumeaux postérieurs.
Elle n’arrivait pas jusqu’au pédoncule cérébelleux moyen, mais le corps restiforme était en partie envahi par la néoplasie. Dans la moelle, il y avait également une tumeur centrale. Comme autres lésions, on trouva une induration pigmentaire du poumon avec pleurésie séro-fibrineuse hémorrhagique de nature tuberculeuse à droile. Il y avait également des tubercules du foie et des reins.
L'examen microscopique fit voir que la tumeur qui siégeait à la fois dans le bulbe et la protubérance était de nature tuberculeuse. On n’y trouvait pas de traces d'éléments nerveux. De plus, cette tumeur circonscrite en apparence était entourée d'une zone d'infiltration. Cette infiltration, tuberculeuse, avait entrainé à sa suite la destruction du noyau commun du facial et de l’oculo-moteur externe à gauche (noyau de Stilling); les fibres d’origine de ces deux nerfs étaient entièrement dégénérées. Le noyau inférieur du facial était entièrement détruit, ainsi que la plus grande partie du noyau acoustique interne, le tiers supérieur du noyau acoustique externe, le tiers supérieur du noyau du glosso-pharyngien, la partie inférieure du noyau masticateur du trijumeau et les fibres motrices qui en partent pour contribuer à former la racine motrice de ce nerf.
Réflexions. — En somme, dit l'auteur de l'analyse, ces
ss lésions rendent compte des symptômes observés pendant la vie, de la paralysie du muscle droit interne du côté droit excepté, car l'examen microscopique ne révéla aucune altération du noyau de l’oculo-moteur commun.
OBSERVATION XXX
[KiELLBERG, À. och Axel Key, Fall of ghioma cerebelli, Hycrca, SvEnsKA, lækaresælleskapels forhandl, p. 625.] (Cité in Vircuow's und Hirsch’s Jahresbericht, 1879, t. Il, p. 637.)
Il s’agit d’une jeune fille de 9 ans, qui, au mois de juin 1879, fut prise de douleurs à l’occiput. Au mois de septembre survinrent des convulsions qui ne durèrent que le court intervalle de 24 heures. Après cela, elle dormit d’un sommeil profond et quand elle se réveilla, son état de santé redevint comme il était auparavant, et Kjellberg ne put découvrir rien de maladif.
Les accès de douleurs se répétèrent plus souvent et la malade fut admise à l'hôpital. Quand ses douleurs de tête devenaient violentes, elle se tenait presque toujours très-tranquille. On remarquait une certaine lenteur dans les réponses quand on la questionnait. Ses pupilles étaient largement dilatées et réagissaient lentement. Les limites de la papille étaient confuses; elle avait une coloration rouge, s'étendant en dehors à la rétine.
On pouvait à peine distinguer, au milieu de la papille, les vaisseaux infléchis et recouverts çà et là par un exsudat.
29 septembre, la mort survint après un accès de convulsions. Le diagnostic de gliôme, qu’on avait porté comme le plus vraisemblable à cause de la constitution de l’enfant qui parlait contre un tubercule, fut confirmé.
A l'autopsie,on trouva une pachyméningite diffuse avec épanchement sanguin entre la dure-mère et les os; et de plus une tumeur assez volumineuse du cervelet, remplissant complétement le quatrième ventricule, et qui avait envahi toute la partie blanche du vermis.
(Analyse de G. G. Stage. (Kopenhagen.)
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OBSERVATION XXXI
[Wozr, Ueber einen Tumor der tonsilla cerebelli mit zugehœriger Krankengeschiehte.] (In Virchow’s und Hirsch’s Jahresbericht, t. IL, p. 48, 1879.)
Il s’agit d’un homme de 46 ans, chez lequel se développèrent, en l’espace de trois ans, une série de symptômes de la maladie de Ménière.
Dès le début, violents bourdonnements de l’oreille gauche ; diminution de l'audition, surtout pour la succession des tons, bruits divers, bruissements, etc..; plus tard, accès de vertiges, vomissements, surdité presque complète de l'oreille gauche. Puis apparurent de la dilatation des deux pupilles et de la céphalalgie du côté gauche, marche difficile.
Quatre semaines avant la mort, parésie du nerf facial gauche; l'oreille gauche est entièrement sourde; à droite, l'audition est assez bonne. Enfin, parole embarrassée, paralysie du voile du palais.
Mort d’une pneumonie.
À l’autopsie, on trouva sur la tonsille droite du cervelet une tumeur très-vasculaire, bosselée, de la grosseur d’une cerise, qui comprimait l'origine du nerf acoustique dans le quatrième ventricule, de telle façon que les stries acoustiques du côté droit étaient effacées. Une seconde tumeur semblable, mais plus petite, existait sur la partie postérieure et droite du sillon interhémisphérique du cerveau.
Les deux productions nouvelles étaient riches en cellules granuleuses et en vaisseaux sanguins. La texture de la tumeur s'était bien développée seulement en un point. Toutes les recherches microscopiques indiquaient qu’il s'agissait d’une gomme syphilitique. L'examen anatomique de l'oreille gauche ne montra rien que d’entièrement normal.
OBSERVATION XXXII
[S. O0. HABersON, Clinical cases of diseases of the Brain. — Guy's hosp. Rep. XXIV, p. 92, 1879.] (Analysée in Revue de Hayem, t. XVIIL, p. 122, par H. Renpu.)
Un homme de 40 ans, atteint antérieurement d'accès de goutte, avait des maux d'oreilles et de la surdité: depuis cinq ou six ans,