‹ Contribution à l'étude des tumeurs du quatrième ventriculeChapitre 11 sur 21 · PES · texte numérisé non relu

PES

il se plaignait de bruissements dans l'oreille gauche. Ginq semaines avant son admission, il eut une attaque et fut relevé avec une hémiplégie droite. La déglutition était difficile, la parole nulle. Tous ces phénomènes s’amendèrent progressivement et, à son arrivée, la paralysie des membres avait presque disparu.

Mais la langue restait empâtée, gênée dans ses mouvements; la déglutition était lente et pénible, bientôt il se plaignit de douleurs périphériques dans la sphère de la cinquième paire; la déglutition des liquides devint de plus en plus difficile et provoqua de telles crises de Loux, qu'ilfallut user de la sonde æsophagienne. Le voile du palais se paralysa de plus en plus.

Quelques jours plus tard, la respiration s’interrompit brusquement alors que le cœur battait encore; la respiration artificielle fut continuée pendant une demi-heure; alors le cœur cessa de battre à son tour.

L’autopsie montra, au niveau de la moitié droite du plancher du quatrième ventricule, une tumeur d'apparence encéphaloïde, du volume d’un haricot, sans limites bien précises ; la protubérance paraissait en partie transformée dans le tissu de la tumeur, son aspect strié avait disparu. Le microscope fit voir qu'il s'agissait d’un gliôme, qui envahissait les origines des cinquième, sepuème, huitième et neuvième paires des nerfs crâniens, ainsi que le noyau du spinal accessoire.

OBSERVATION XXXIHIL.

Cases of intracranial tumours, par James Ross. Brain, p. 568, janvier 4889 et 12 avril 1880. ({n Revue de Hayem, t. XVI, p. 118.) -

Enfant de 44 ans, bien constitué. Chute sur la tête, trois mois avani son admission à l'hôpital. Au moment de son entrée, il jette les jambes dans toutes les directions, à la manière des ataxiques ; la station debout est presque impossible, et le corps est entraîné dans un mouvement autour d'un axe transversal. Le malade voit les objets osciller de droite à gauche; il n’y a point de nystagmus. Le malade est presque aveugle de l'œil gauche ; l'œil droit est sain. Le champ visuel de cet œil est normal du côté droit, mais dans sa moitié gauche, il est considérablement restreint, quoiqu'il n’y ait pas d’hémiopie proprement dite. Les pupilles sont également dilatées et répondent mal aux impressions lumineuses.

À l’ophthalmoscope, on constate une double névrite optique, ce qui complète le diagnostic de tumeur cérébrale.

Les progrès de la maladie furent rapides. Au bout d’un mais, l'enfant était complétement aveugle et totalement paralysé; la sensibilité cutanée était fort obtuse et la vessie ne retenait plus les urines. Cinq mois plus tard, l’anesthésie était totale, la sensibilité réflexe nulle; les muscles paralysés commençaient à s’atrophier, des eschares au sacrum se formaient. L'enfant mourut dans le marasme, quatre mois après son entrée à l'hôpital.

Autopsie. — Cerveau sain, sauf un peu de liquide dans les ventricules. Au niveau du cervelet, existe une tumeur située entre la partie antérieure du lobe moyen et la surface postérieure de la moelle allongée et poussant en avant un prolongement jusqu'aux tubercules quadrijumeaux ; elle occupe tout le lobe moyen du cervelet, jusqu'au plancher du quatrième ventricule. En ouvrant le canal rachidien, on trouve la moelle d’un tiers plus large qu'à l'état normal, et cet état est dû à une pachyméningite de la piemère

L'examen histologique montre que la tumeur était un gliôme.

OBSER VATION

Communiquée par MM. Spillmann et Schmitt.

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