‹ Contribution à l'étude des tumeurs du quatrième ventriculeChapitre 17 sur 21 · CAT EE · texte numérisé non relu

CAT EE

Becquerel, Lancereaux (thèse d’agrégation, 1869), Perroud (Lyon médical), ont cité trois cas de diabète, coïncidant avec des tumeurs du cervelet.

Le diabète à lui seul ne peut donc suffire pour diagnostiquer une tumeur du quatrième ventricule, quand il n’est accompagné que de symptômes encéphaliques diffus. Cependant nous verrons que, dans certains cas, joint à d’autres signes, il peut indiquer une grande probabilité de ces tumeurs.

Voyons d’abord s’il est possible de diagnostiquer les tumeurs du quatrième ventricule des tumeurs du cervelet.

Or, en étudiant attentivement les soixante observations de tumeurs du cervelet consignées par M. Macabiau dans sa thèse (Paris 1869), nous trouvons l’ensemble des symptômes suivants: céphalalgie tantôt générale, tantôt occipitale ou frontale (c'est le seul trouble de sensibilité); troubles de motilité consistant, dans la grande majorité des cas, en un affaiblissement progressif des membres, rarement une paralysie complète; ce sont les troubles de beaucoup les plus fréquents et les plus caractéristiques. La véritable titubation ou ivresse cérébelleuse n'existait que neuf fois; dans plusieurs autres cas, il y avait simplement une démarche chancelante. Puis des vertiges, éblouissements, nausées, vomissements, troubles dela vue, amaurose, dilatation de la pupille, quelques contractures, convulsions, accès épileptiformes. Troubles du côté des nerfs crâniens, dysphagie, embarras de la parole, affaiblissement de l’ouïe et surdité. Intelligence intacte, sauf quelquefois dans les derniers temps un aflaiblissement progressif. En somme, tableau tout à fait identique à celui des observations de tumeurs du quatrième ventricule que nous avons recueillies.

La céphalalgie, bien limitée à ia région occipale, n'a pas la valeur qu’on lui attribuait autrefois, puisqu'elle peut aussi bien être due à une tumeur du quatrième ventricule.

PIERRE f{

Page 1