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mouvement intentionnel el non au repos. Toutefois, on cite des faits, Charcot et Vulpian eux-mêmes, où le tremblement n'a pas figuré dans l’ensemble symptomatique. Mais, somme toute, ces faits sont rares et on pourra en tout cas différencier la sclérose cérébro-spinale des tumeurs du quatrième ventricule, par l'existence des vomissements, qui sont trèsfréquents dans le dernier cas et qu’on n’observe pas dans le premier. De plus, le diabïte ne se rencontre jamais dans la sclérose cérébro-spinale ; si donc il existe, on aura la preuve certaine qu'on n'a pas affaire à celle dernière affection.
Mais si on distingue en général facilement la sclérose cérébro-spinale en plaques des tumeurs du quatrième ventricule, il n'en est pas de même de certaines formes anormales d'ataxie locomotrice que Charcot a décrites sous le nom d’ataæies frustes (Leçons sur les maladies du système nerveux, anomalies de l'ataxie locomotrice, 1875). Elles présentent en effet une grande analogie avec les symptômes notés dans plusieurs des observations que nous avons rapportées el particulièrement dans celle de MM. Spiilmann et Schmitt.
€ Il n’est point douteux pour moi, dit Charcot (loc. cütat.), que certains cas de tumeurs cérébrales, sans nul doute exceptionnels, doivent être rapprochés cliniquement de l'ataxie locomotrice. » À l'appui de cette opinion, il cite plusieurs observations dans lesquelles, avant ou après les troubles caractéristiques de l’ataxie locomotrice, il y avait de la céphalalgie, des paralysies crâniennes, de l’amaurose, des accès de vomissements, sous forme de crises gastriques.
Dans ces cas, il est impossible, d'après lui, de distinguer ces formes d’ataxie des tumeurs cérébrales autrement que par l'examen ophthalmoscopique. La papille présente dans les deux cas des caractères differents.
Dans le cas d’ataxie locomotrice, autrement dit de sclérose des cordons postérieurs, la papille présente les caractéres de
l'atrophie. Au lieu de sa coloration rosée, elle offre une teinte
blanchâtre qui tranche nettement sur le fond rouge de l'œil ; dans les formes très-accusées et quand la maladie est plus avancée, la papille prend un aspect chatoyant et nacré.
Dans le cas de tumeur du quatrième ventricule et de tumeur cérébrale en général, la papille présente soit les caractères de la neuro-rétinite par étranglement; dans ce cas, les contours du disque nerveux s’effacent et disparaissent sous la suffusion séreuse, il y a un véritable boursouflement en avant de la papille qui prédomine au fond de l’œil, soit les caractères de la névrite descendante qu’il està peu près impossible, au moyen de l’ophthalmoscope, de distinguer de la précédente ; tout au plus peut-on dire que le boursouflement du nerf est moins considérable, et que le processus morbide a une plus grande tendance à envahir le tissu réuinien.
Il est évident que si, dans le cas qui nous concerne, le diabète existait, il ny aurait pas de confusion possible.
Nous avons vu plusieurs fois des attaques épileptiformes se manifester dans le cours des différents phénomènes produits par la tumeur. On ne pourra les confondre avec les attaques épileptiques ordinaires, bien qu’on ait quelquefois observé la la glycosurie dans ce dernier cas; mais l’épilepsie ordinaire n est pas accompagnée des symptômes divers qui forment le cortége ordinaire des tumeurs du quatrième ventricule.
On ne confondra pas davantage ces tumeurs avec la paralysie labio-glosso-laryngée. Celle-ci présente bien des troubles de motilité des nerfs crâniens, en dernier heu de la difficulté de la marche par suite de laffaiblissement produit par le manque de nutrition et la gène de respiration, mais l’ensemble symptomatique, la marche de la maladie est tout à fait différente. Elle débute par la paralysie de la langue. Le malade éprouve de la difficulté dans l'articulation des mots, il ne peut plus porter la langue contre la voûte palatine et larcade dentaire supérieure. Puis surviennent successivement la dysphagie, la paralysie de l’orbiculaire des lèvres qui ne
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peuvent plus être fermées sans efforts, celle du voile du palais, du larynx et des muscles respirateurs; puis les forces diminuent à tel point que le malade ne peut presque plus marcher. Le début et la marche de la maladie sont donc tout à fait différents de ceux des tumeurs, et du reste la plus grande parlie des symptômes de ces dernières n’exislent pas dans la paralysie labio-glosso-laryngée.
Diagnostic de la nature de la tumeur. — La nature de la tumeur, en supposant qu'on ait songé à cette affection, pourra être soupçonnée dans certains cas. En effet, comme nous l'avons fäit remarquer plus haut, chaque fois qu’on a touvé à l’autopsie une tumeur de nature tuberculeuse, on avait constaté pendant la vie des symptômes de tuberculose simplement pulmonaire ou plus ou moins généralisée. On pourra donc songer avec raison à un tubercule, si les symptômes de tumeur du quatrième ventricule se présentent chez un tuberculeux.
De même, quoique les tumeurs de ce genre soient très-peu nombreuses dans les observations citées, il faudra toujours penser à la possibilité d’une gomme syphilitique, rechercher si le malade présente des signes de syphilis anciens, cicatrices, exostoses, etc., et en tout cas inslituer un traitement spécifique.
Quant aux autres tumeurs, gliômes, papillômes, kystes, sarcomes, etc., il n’y a d'autre élément de jugement que la fréquence relative de ces productions; aussi les gliômes et les papillômes étant les plus fréquents, c'est à eux qu'it faudra songer de préférence en l'absence de symptômes diathésiques.
Pronostic. — La mort est la terminaison constante de l'affection, excepté peut-être des tumeurs syphilitiques si elles étaient diagnostiquées à temps.
Quant au #raitement, il ne peut avoir de résultat que dans un cas, quand la tumeur est d'origine syphilitique, à eondi-
tion toutefois que la tumeur ne sera pas trop ancienne et qu’elle n’aura pas déjà causé de désordres irréparables.